ProcèsFrank Engel et six membres du CSV devant la justice

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Le procès de l'affaire dite du "CSV-Frëndeskrees" débute mardi matin. L'ex-président du parti, Frank Engel, et six membres du CSV sont poursuivis.
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Frank Engel est accusé d'escroquerie, d'abus de confiance, de blanchiment d'argent et de faux. Un contrat de travail conclu entre lui et l'ASBL "CSV-Frëndeskrees" (traduisez: le Cercle des amis du CSV) est au centre du procès. Six membres du CSV sont à ses côtés sur le banc des accusés.

La situation décrite dans le contrat de travail était-elle réelle ou fictive? Aucune rémunération n'était prévue pour le poste de président du parti et à l'époque, Frank Engel n'avait pas d'autres revenus. Entre juin et décembre 2020, l'ex-député européen a toutefois perçu pendant huit mois un salaire brut de 6.000 euros de la part de l'ASBL. En échange, il devait représenter les intérêts de l'association, rechercher de nouveaux membres et préparer la transformation de l'ASBl en fondation.

Emploi fictif?

Quasiment personne n'était apparemment au courant de cet accord. C'est seulement au printemps 2021 que les membres du groupe parlementaire et le Comité élargi ont été informés. Le CSV a alors demandé une expertise juridique, que nos collègues de RTL ont pu consulter. Il en ressort qu'il s'agirait d'un emploi fictif, et que les actifs de l'ASBL auraient ainsi été détournés. Le 16 mars, plusieurs députés CSV ont dénoncé Frank Engel au Parquet pour ces faits - une première au Luxembourg. Trois jours plus tard, Frank Engel a démissionné de son poste de président, avant, peu après, de quitter complètement le CSV, dont il était membre depuis près de 30 ans.

Dans le cadre de cette affaire, des perquisitions ont été menées au siège du parti. L'enquête a été confiée à un juge d'instruction et six mois seulement après la dénonciation des faits, débute le procès pour, d'une part, abus de confiance, escroquerie et blanchiment et d'autre part, recel. Cette dernière charge concerne le paiement de cotisations sociales par le parti.

Six autres accusés

Outre Frank Engel, six membres du CSV sont poursuivis, notamment l'ex-secrétaire général, Félix Eischen, et André Martins, qui était trésorier de l'ASBL à l'époque des faits. Ils ont signé le contrat avec Frank Engel. Elisabeth Margue et Stéphanie Weydert, vice-présidentes à l'époque, Georges Pierret et Georges Heirendt comparaissent aussi pour escroquerie et abus de confiance.

Entretemps Frank Engel a remboursé l'argent qui lui avait été payé, au motif qu'il ne serait pas parvenu à remplir sa tâche. L'ex-président du CSV n'a pas souhaité s'exprimer avant le procès.

Interrogé la semaine dernière par nos collègues de RTL, le président actuel du parti d'opposition, Claude Wiseler, a déclaré ne pas faire de spéculations sur l'issue du procès. La justice va faire son travail.

Trois audiences snt prévues.

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