
"On doit arrêter la production de dalles en béton armé parce qu'il n'y a plus de demande. Le marché du pavillon est mort en France", explique Gérard Denayer, directeur du site de production de dalles en béton pour les logements, comme pour l'industrie, situé dans la zone industrielle Um Monkeler, à la croisée de l'A4 et de l'A13 entre Esch et Schifflange. Près de 80 personnes y travaillent.
Ce vendredi matin, l'OGBL et et le NGL-Snep ont annoncé que la délégation du personnel a signé, il y a peu, un plan social avec la direction de l'entreprise FB Groupe "qui impacte directement 21 postes de travail". La négociation du plan social "s’est déroulée en bonne entente", précisent les syndicats.
Un licenciement collectif qui laissera sur le carreau dix salariés puisque cinq seront devraient pouvoir prétendre à une préretraite-ajustement et six autres salariés devraient être réembauchés par une autre entreprise luxembourgeoise appartenant au groupe belge Willy Naessens, duquel FB Groupe est une filiale.

Des mesures incitatives et des garanties liées à leurs contrats actuels seront offertes aux salariés qui accepteront de travailler pour l'autre entreprise du groupe. Et "des indemnités extra-légales ont été négociées pour la dizaine de salariés qui seront licenciés", assurent les syndicats. Ils bénéficieront "d'une priorité de réembauchage dans l’entreprise et seront aussi informés en premier lieu des postes à pourvoir par le groupe Willy Naessens au Luxembourg".
Si la conjoncture du secteur de la construction du logement en France touche aujourd'hui de plein fouet FB Groupe Luxembourg, tout n'est pas morose pour autant. Le plan social doit permettre de faire face à une "transition de la production de béton armé vers le béton précontraint", résume Gérard Denayer.
Car si les dalles de béton armé ne sont plus demandées, celles en béton précontraint sont toujours demandées par le secteur industriel. Tant même qu' "on prévoit de construire une nouvelle usine sur notre terrain" d'Esch-Schifflange", annonce le responsable du site. D'autant que "la gamme desservie par le béton précontraint est plus large". Entendez l'industrie a des demandes très différentes par rapport aux constructeur de maisons et d'immeubles.
L'ennui est qu'en attendant de pouvoir répondre à ces nouveaux débouchés potentiels, la société doit faire face immédiatement. Une situation qui pourrait durer. "Ça va peut durer un an et demi, peut-être deux ans avant que la nouvelle usine soit opérationnelle", estime Gérard Denayer. Fait est que les demandes d'autorisation sont "en cours".