
Une révolution dans le monde du travail ou un coup d'épée dans l'eau? Ce mercredi 6 octobre, un important débat public sera organisé à la Chambre des députés. À la clé, la possibilité d'accorder chaque mois deux jours de repos par mois aux femmes ayant leurs règles.
La pétition avait démontré l'intérêt des Luxembourgeoises et des Luxembourgeois sur la question: plus de 4.800 signatures avaient été rassemblées au printemps en faveur de ce congé menstruel.
"Beaucoup de femmes souffrent d'une douleur abdominale et de mal de dos et de jambes lors de leurs menstruations" arguait l'auteure de la pétition. "Le manque d'énergie et la fatigue jouent un grand rôle et ces deux éléments sont ceux qu'on a essentiellement besoin pour pouvoir travailler de façon exemplaire." Les signataires espèrent obtenir des jours de repos pour "pouvoir rester à la maison" et "ne pas devoir se forcer, voire torturer de devoir aller travailler avec des douleurs abdominales". Mais aussi pour ne plus se "sentir coupable"de présenter un certificat médical lors de l'apparition des douleurs.
Un débat légitime qui implique toutefois d'importants problèmes logistiques pour éventuellement appliquer l'idée. Chaque employé du Luxembourg dispose de 26 jours de congé par an, plus avec certaines conventions collectives. Dès lors, comment intégrer un quasi-doublement de ce seuil pour les femmes qui souffrent à cause de leurs menstruations? Faut-il envisager un seuil moins élevé? Est-ce adaptable au Luxembourg? Ce sont les questions auxquelles les pétitionnaires et députés devront répondre ce mercredi.