
A cause de l'inflation, la demande a augmenté de 25% sur un an. De plus en plus souvent, les épiceries sociales sont aussi fréquentées par des personnes qui ont un emploi, selon des collaborateurs de la "Cent Buttek" à Bettembourg.
Pour pouvoir faire ses achats dans une épicerie sociale, il est nécessaire d'avoir la carte ad hoc, sur laquelle figure aussi la taille du ménage. Il faut qu'il y en ait pour tout le monde, c'est pourquoi la nourriture est distribuée équitablement par les bénévoles. Le client paye un montant symbolique de 2 euros. Le président de l'ASBL "Cent Buttek", Arthur Besch, précise toutefois qu'il arrive que des ménages ne puissent pas payer cette somme. Parfois l'Office social précise sur la carte que dans ce cas, il ne faut pas demander les 2 euros, car cette personne ne peut pas réunir cette somme.
Les profils des bénéficiaires sont très variés: des personnes à la recherche d'un emploi ou d'autres en procédure pour obtenir une pension d'invalidité. La plupart des clients rencontrés par notre collègue de RTL lors de ce reportage, n'ont pas souhaité être enregistrés. Une partie d'entre eux ont déclaré ne pas pouvoir payer toutes les factures malgré leur travail.
Rien qu'à la "Cent Buttek" de Bettembourg, 500 familles passent chaque mois. En tout ce sont environ 1.800 personnes qui profitent des denrées alimentaires. L'association gère aussi un magasin à Luxembourg-Ville et un autre à Pétange. Ses bénévoles vont chercher la nourriture auprès des supermarchés agréés. Arthur Besch déplore cependant que cette collecte ne soit plus suffisante. Actuellement, l'ASBL "Cent Buttek" doit acheter elle-même des aliments, pour que les bénéficiaires puissent en obtenir suffisamment. Les bénévoles se demandent combien de temps cela va encore durer.
Pour Arthur Besch, il faudrait entreprendre une grande réforme de la politique sociale. "Pour mettre d'une manière ou d'une autre un terme à cette misère - ce que l'on peut aussi qualifier de misère."