Commission de la SantéFaire respecter les mesures existantes plutôt qu'en imposer d'autres

RTL Infos
Mardi en fin de matinée, après une réunion de la Commission de la Santé, les représentants du LSAP, du DP et du parti déi Lénk, ont déclaré que la voie suivie par le gouvernement était la bonne.

Tel est le bilan d'une longue réunion de la Commission de la Santé. Les mesures qui existent, doivent être respectées, afin de ne pas devoir passer à d'autres, ont conclu la majorité des membres de la Commission.

Le nombre inquiétant de nouvelles infections est une chose, la situation dans les hôpitaux en est une autre, ont dit Gilles Baum et Mars Di Bartolomeo après la séance. Selon le président LSAP de la Commission de la Santé, il faut que les mesures existantes soient respectées:

„Il ne s'agit pas de se disputer sur les détails! Il s'agit que chacun comprenne que s'il ne respecte pas les mesures plus digestes, parce qu'il pense que ce n'est pas pour lui, nous risquons ensuite, dans une nouvelle phase, de devoir passer à des mesures plus sèches!“

Pour Gilles Baum, il y a eu avant tout ce constat:

„Les gens à l'extérieur se posent beaucoup de questions, nous à la Chambre, nous nous en posons aussi beaucoup. C'est pourquoi nous avons eu un grand tour de table ce matin. A cette occasion, les explications fournies samedi à la conférence de presse par Madame la ministre, ont été commentées, vérifiées, mais nous ne sommes pas parvenus à de nouvelles découvertes à ce point!“

Le nombre d'infections augmente sévèrement, mais pas de manière exponentielle, a déclaré le président du groupe parlementaire DP. De nombreuses personnes portent aussi un masque dans l'espace public, de sorte que la généralisation de l'obligation du port du masque, telle que l'exige le CSV, n'est pas ce dont nous avons vraiment besoin. La voie plus prudente empruntée par notre pays, était la bonne.

Pour Marc Baum aussi, la situation est alarmante, mais pas encore à un niveau, qui réclamerait des mesures plus radicales. Le représentant de la Gauche (déi Lénk) s'est dit soulagé que le gouvernement ait gardé la tête froide:

„Qu'il n'ait pas réagi comme en France ou en Belgique, où la situation est objectivement différente! [Ces pays] en sont à un point où leurs capacités hospitalières sont dépassées, ce qui en dit plus, je pense, sur ces pays. Heureusement, nous n'en sommes pas encore là au Luxembourg et d'ici-là, je pense que le gouvernement a vraiment agi de manière très réfléchie!“

Il faut cependant surveiller les chiffres, pour qu'on n'en arrive pas à une croissance exponentielle.

Lors de cette séance, Mars Di Bartolomeo a été nommé rapporteur du projet de loi modifiant la loi Covid, qui apportera quelques précisions et qui devrait être voté sans tarder.

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