Après de longues négociationsEnfin un accord entre le CHL et le centre Médical privé Potaschbierg

RTL Infos
Le centre médical privé Potaschbierg avait ouvert sans cadre légal, ce qui a entraîné des semaines de négociations. Un accord a finalement été trouvé.

Samedi, nos confrères de RTL Radio ont animé une table ronde entre la Ministre de la Santé Paulette Lenert, le Président de l'Association des Médecins et Dentistes (AMMD) le Dr Alain Schmit, et le Président de la Fédération des Hôpitaux Luxembourgeois (FHL) le Dr Philippe Turk.

Au cours du débat, il a été annoncé qu'un accord avait été trouvé entre le centre médical privé de Potaschberg à Grevenmacher et le Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL).

Le centre, qui propose également des examens IRM, avait ouvert ses portes sans cadre légal en place, ce qui a conduit à des discussions. La ministre de la Santé Paulette Lenert a souligné qu'il était nécessaire de créer un cadre légal pour le projet pilote et de clarifier le financement. Pour cette raison, le Ministère a rédigé l'avant-projet de loi 8009 sur les soins ambulatoires. Alors que le Dr Alain Schmit a salué l'annonce comme "une bonne nouvelle pour les patients", il a soutenu que la convention devait d'abord être revue en profondeur. L'AMMD craint que la nouvelle loi n'interdise de nouvelles initiatives privées des médecins. En réponse, le ministre a explicitement contesté cela, soulignant que le centre médical du Potaschberg ne sera "certainement pas le dernier projet de ce genre". Selon Lenert, de nombreuses personnes sont déjà intéressées à prendre de telles initiatives.

ACCORD TROUVÉ : LES ASTREINTES ET LES SERVICES D'URGENCE SONT PAYÉS RÉTROACTIVEMENT

Le paiement du service des urgences (sur place) et les astreintes des médecins ont également été un point de discorde ces dernières semaines. Là aussi, un accord a finalement été trouvé. Toutefois, le ministre regrette que cet accord ait été trouvé entre la fédération hospitalière et le ministère, alors que l'AMMD a choisi de ne pas le soutenir.

Le président de la fédération hospitalière, le Dr Philippe Turk, se félicite que les médecins qui assurent les services d'urgence et de garde dans les hôpitaux luxembourgeois soient rémunérés pour leurs prestations, et ce rétroactivement au 1er juin.

C'est une chose de ne pas s'entendre sur un tarif mais entendre qu'on en serait désormais exclu est "scandaleux", selon le président de l'AMMD. "Toute une profession est exclue", a déploré le Dr Schmit. Le ministre de la Santé a répondu que les négociations "ne pouvaient pas s'éterniser", notant qu'elles étaient en cours depuis l'été 20/21. Le gouvernement a présenté un budget et l'AMMD a informé le ministère par écrit le jour de la quadripartite qu'elle n'accepterait pas les tarifs proposés. En tant que ministre, "il était temps d'agir", selon Lenert.

Pendant ce temps, le Dr Turk a souligné que les conseils médicaux des hôpitaux du pays, et donc les médecins, étaient impliqués dans les négociations. En tant que tel, le Dr Turk estime qu'il est faux de prétendre qu'une profession entière a été exclue.

D'autres initiatives "peuvent désormais voir le jour en collaboration avec les hôpitaux et dans le respect de la loi".

La pénurie de personnel est depuis longtemps un problème dans tout le secteur de la santé. Mais Lenert a admis que le ministère n'a pas de chiffres concrets sur la question.

De nombreux médecins sont à bout de souffle, selon le Dr Schmit. Le président de l'AMMD a expliqué que les patients deviennent de plus en plus agressifs, car les médecins ont trop peu de temps pour eux, et ils doivent attendre longtemps pour leurs rendez-vous.

Le Dr Turk a également reconnu qu'il existe une pénurie chronique de médecins dans toute l'Europe. Cependant, il a fait valoir qu'il n'y a pas lieu de paniquer car des IRM et des procédures urgentes sont toujours en cours. Un aspect important de cette question, selon le Dr Turk, est à quel point il est attrayant pour les jeunes générations de travailler en tant que professionnels de la santé et dans les hôpitaux.

L'accès aux soins, notamment chez les médecins généralistes, doit être garanti.

En ce sens, l'AMMD propose que les médecins aient la possibilité de construire de nouvelles structures en dehors des hôpitaux, comme celle de Potaschberg. Mais ces initiatives doivent venir des médecins eux-mêmes plutôt que d'être "dictées d'en haut par l'Etat ou par un ministre". Lenert a fait valoir que c'est précisément pourquoi le ministère a rédigé le projet de loi 8009 sur les soins ambulatoires. Elle a souligné que le projet pilote à Potaschberg avait également été lancé par des médecins privés. D'autres initiatives peuvent désormais voir le jour en collaboration avec les hôpitaux et dans le respect de la loi, a expliqué le ministre. Cependant, elle regrette que l'AMMD n'ait "plus voulu coopérer".

L'AMMD se plaint que tout va mal, et que tout est un désastre, mais lors des discussions dans le cadre de la table ronde sur la santé (Health table), l'association n'a guère soumis de propositions propres, a déclaré le Dr Turk. Le président de la fédération hospitalière a fait valoir que certaines spécialités médicales devraient demeurer dans les hôpitaux afin de constituer une équipe capable d'acquérir les connaissances spécialisées essentielles. "Les hôpitaux ne doivent pas être affaiblis", a souligné le Dr Turk. L'AMMD rejette naturellement les critiques, et le Dr Schmit a affirmé que l'association " voulait coopérer" et a fait des propositions concrètes.

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