
Voilà ce qu'a déclaré le Docteur Paul Wilmes, membre de la Task force Covid-19, mardi soir sur RTL. Malgré les mesures actuelles en vigueur depuis 12 jours, les chiffres restent stables. Il y a même une légère tendance à la hausse, si on observe le taux de reproduction effectif, selon Paul Wilmes. La semaine dernière, ce taux était à 1, la semaine précédente à 0,94.
La situation est un peu plus optimiste si on regarde les valeurs dans les eaux usées des stations d'épuration. Elles sont toujours plus élevées qu'en mars/avril, mais une légère baisse a pu être constatée au cours de la semaine dernière. Pour y voir plus clair, il faudra attendre environ deux semaines, selon Paul Wilmes, afin de pouvoir dire si les restrictions produisent leurs effets ou pas.
Le gouvernement va se réunir mercredi pour discuter de l'après 15 décembre, c'est-à-dire de la prolongation éventuelle des restrictions actuelles. Une conférence de presse est prévue cet après-midi après le conseil.
Le Docteur Paul Wilmes a souligné que le nombre des nouvelles infections était toujours relativement élevé actuellement. A son avis, il faudrait que les chiffres descendent d'abord vraiment, avant que des mesures moins strictes puissent être décidées.
Pour les fêtes de fin d'année, c'est comme pour tous les autres jours. "Plus il y a de contacts sociaux dans la population, plus le virus se propage", dit Paul Wilmes. Il renvoie au nombre d'infections au Canada et aux Etats-Unis après Thanksgiving. Dans ces deux pays, les chiffres ont augmenté une semaine après cette fête.
Le Docteur Paul Wilmes dit qu'en tant que scientifique, il aura confiance dans la sécurité du vaccin quand il sera autorisé. Il se fera lui-même vacciner aussi vite que possible. La rapidité avec laquelle le vaccin pourra faire baisser le nombre de nouvelles infections, dépendra de plusieurs facteurs. Tout d'abord du nombre de personnes qui pourront être vaccinées rapidement. Et il reste encore à clarifier avec quelle célérité le vaccin agira sur la transmission à la population.