
"Nous apprécions surtout que le gouvernement se soit réveillé de son profond sommeil, qu'il fasse maintenant quelque chose pour les problèmes de sécurité à la Gare et ait décidé d'une présence policière renforcée," a déclaré l'échevin CSV de la Ville de Luxembourg, Laurent Mosar, interviewé par nos collègues de RTL.
Le problème dans le quartier de la Gare de Luxembourg serait en effet connu depuis des années. La première grande réunion à la Gare remonterait déjà à huit ans. Lundi, le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, a annoncé qu'un plus grand nombre d'agents seront bientôt présents sur le terrain dans la capitale, afin de marquer la présence de la police avec des patrouilles.
De nombreuses questions restent toutefois en suspens pour l'échevin et député CSV. Par exemple, d'où viendront les policiers supplémentaires? Ou bien les agents déjà présents actuellement, devront-ils remplir plus de missions? Ou des policiers seront-ils retirés d'autres commissariats du pays?
Lors de la séance de lundi, le conseil communal de la Ville de Luxembourg a rejeté majoritairement la motion de l'opposition rouge-verte (LSAP, déi Gréng, déi Lénk), qui demandait une nouvelle fois que la mairie résilie le contrat avec la société de gardiennage privée.
La section locale du CSV attendrait à présent de voir quel impact concret auront les mesures annoncées sur le terrain, selon Laurent Mosar. Et avant tout, le collège des bourgmestre et échevins veut demander leur avis aux résidents du quartier de la Gare.
Ce n'est qu'alors qu'ils se positionneront à nouveau sur le recours à la société de gardiennage privée dans le quartier de la Gare. Ils ne se laisseront pas mettre la pression sur ce point. "Si une amélioration majeure survient, nous verrons", a précisé l'échevin.
En plus de la police, la justice et l'immigration seraient aussi concernées. Les lois ne seraient pas complètes, critique Laurent Mosar, qui a une nouvelle fois cité l'absence de "Platzverweis" (qui peut être défini comme la prérogative d'expulser mendiants ou sans abri, N.d.T.). A cause de cette lacune, il n'est pas possible de faire partir des personnes des entrées des immeubles, par exemple. Sur ce point précis, le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, a fait une ouverture il y a quelques mois.
Laurent Mosar attendrait en tout cas avec impatience le paquet de mesures annoncé, qui aurait cependant dû arriver beaucoup plus tôt. Au cours de l'interview, le député a également reproché au gouvernement d'avoir complètement échoué ces dernières années en matière de politique antidrogue. Dans ce domaine, la coalition aurait mérité une note insuffisante, a déclaré l'élu CSV, sans développer davantage. Il n'a pas souhaité non plus commenté dans les détails l'annonce de la marche-arrière du gouvernement sur la légalisation de la vente de cannabis à usage récréatif. Le CSV n'y aurait en tout cas pas été très favorable.