
Mercredi, la Commission de la Santé et de la Sécurité sociale a discuté d'une prise en charge globale des patients atteints de cancer, à la demande de la sensibilité politique déi Gréng. L'opposition considère qu'il reste des progrès à faire surtout en ce qui concerne l'encadrement hors hôpital, qui touche au retour dans le monde professionnel, au suivi psychologique, mais aussi au sport et à la nutrition.
Pour le suivi des patients atteints d'un cancer, il existe bien un "case manager", qui s'occupe de la personne concernée tant qu'elle est à l'hôpital. Mais ce n'est plus le cas une fois qu'elle est sortie, constate la députée verte Djuna Bernard.
"Ensuite, il manque une personne qui guide le patient, qui favorise l'accès au sport, aux traitements, à un suivi psychosocial."
Il faut aussi changer les choses au niveau du remboursement, estime l'élue d'opposition. Par exemple si un patient souffrant d'un cancer, qui n'est plus hospitalisé, souhaite recourir à des conseils nutritionnels. C'est également l'avis de Sven Clement élu des Piraten.
"Dès que je ne suis plus en traitement stationnaire, cela sera facturé en privé. Bien sûr, il faut alors d’abord en faire la demande, il faut se faire rembourser, il faut qu'il soit reconnu que c’est nécessaire."
Les premiers résultats d'une nouvelle étude nationale, publiés il y a deux jours, montrent qu'il existe encore un potentiel d'amélioration sur ce point. Sur les 100 patientes atteintes d'un cancer du sein ayant participé à l'enquête en ligne, moins d'un tiers ont eu recours à des conseils nutritionnels ou à de la physiothérapie. Des problèmes qui sont connus de la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, Martine Deprez:
"Il faut veiller à ce que le patient n'ait pas à chercher son chemin dans le système, mais à ce que le système soit organisé de manière à ce que le patient dispose à tout moment des informations dont il a besoin."
Pour bien y parvenir, un entretien avec la Fondation Cancer est prévu à la Chambre, comme l'a précisé la ministre. Par ailleurs, un groupe de travail interministériel sera mis en place pour clarifier la question de l'arrêt maladie et de la reprise progressive pour raisons thérapeutiques pour les patients atteints d'un cancer.