Liberty SteelDes problèmes d'approvisionnement en matière première provoquent du chômage partiel

RTL Infos
Sur le site de Liberty Steel à Dudelange, les salariés sont majoritairement en chômage partiel. Ils travaillent en moyenne un jour par semaine.

S'il en est ainsi, c'est parce qu'il leur manque la matière première pour pouvoir produire correctement. L'avenir de l'aciérie à Dudelange étant incertain, il n'y a aucun financement qui permettrait d'acheter la matière première. Le député CSV Laurent Mosar a posé mardi une question élargie sur le sujet à la Chambre.

Notre collègue de RTL, Monica Camposeo, a rencontré les salariés concernés à Dudelange.

"On nous a dit que nous allions recevoir les salaires jusqu'en août. Mais à un moment donné, ce sera la fin, hein, les gens ont peur et c'est pourquoi ils se cherchent une autre place."

Sylvie Gambini travaille depuis plus de 30 ans à l'aciérie de Dudelange. Elle a participé au développement de Galvalange. Le site n'a jamais été aussi vide qu'à présent, dit la présidente de la délégation du personnel:

"Nous aurions besoin d'une injection financière et ensuite de quelqu'un qui nous livre les matériaux. Et sur lequel nous pourrions aussi compter pour qu'ils arrivent. Parce que lorsque nous étions encore Mittal, à la fin, nous n'étions plus livrés non plus. C'est pourquoi je ne sais pas maintenant qui pourrait bien nous livrer tout ça. Mais c'est pourtant bien notre principal problème, la matière première."

A l'avenir, la matière première pourrait éventuellement venir d'une aciérie roumaine. Au Parlement, le député CSV Laurent Mosar a douté que la qualité reste alors la même. Le ministre de l'Economie, Franz Fayot, a répondu que pour l'instant, les autorités voudraient laisser toutes les portes ouvertes. Des discussions seraient en cours avec des partenaires industriels potentiels, afin d'être préparés à toute éventualité. Malgré tout, côté luxembourgeois, la confiance serait moins grande vis-à-vis du groupe Gupta, qui aurait laissé entrevoir beaucoup de choses, mais rien de concret n'aurait suivi. La patience arriverait peu à peu à son terme, selon Franz Fayot. par ailleurs, l'analyse de la SNCI en tant que banque publique d'investissement a montré que:

"L'usine de Dudelange peut fonctionner de manière rentable avec le taux d'occupation habituel et dans un environnement normal. Et nous savons que la conjoncture est très bonne en ce moment pour ces produits, de sorte qu'il s'agit vraiment d'une conclusion positive [de la SNCI] et que c'est un signal positif en ce qui concerne Dudelange."

Le travail est là et les clients voudraient toujours faire élaborer leurs produits à Dudelange, selon David Araba du syndicat LCGB, qui travaille depuis 24 ans sur le site de Dudelange:

"En ce qui concerne les clients, nous savons que plusieurs clients sont d'accord pour acheter eux-mêmes les bobines et nous les livrer pour que nous puissions les transformer."

L'aciérie n'aurait perdu aucun client jusqu'à présent. Mais cette situation ne pourrait plus s'éterniser. La patience du ministère de l'Economie s'épuiserait, a-t-on entendu à la Chambre. Le marché offrirait encore de nombreuses alternatives.

Le reportage en langue luxembourgeoise:

Wéi geet et weider mat Liberty Steel?
Am Wierk vu Liberty Steel zu Diddeleng sinn d'Aarbechter gréisstendeels am Chômage partiel. De Moment ass onkloer wéi et mam Stolwierk zu Diddeleng weidergeet.

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