Des lecteurs nous ont signalé, il y a quelques jours, qu'un accident s'était produit sur le chantier du nouveau siège d'ArcelorMittal au Kirchberg. Et en effet, sur le chantier de la rue Galileo Galilei, on constate que le bâtiment de l'European Convention Center Luxembourg (ECCL), situé en face du chantier, a été endommagé.
Ce lundi 24 août, la police nous a finalement confirmé qu'un incident s'était produit à cet endroit le 12 août dernier. Selon leurs informations, ce jour-là, trois poutres en acier, qui étaient "mal fixées à la grue", sont tombées d'une hauteur de 60 mètres avant de percuter le bâtiment de l'ECCL situé de l'autre côté de la rue.
Par mesure de précaution, les personnes qui se trouvaient à l'ECCL à ce moment-là ont été évacuées. Heureusement, personne n’a été blessé lors de cet accident – ni sur le chantier, ni dans la rue, ni dans le bâtiment de l'ECCL. Les dégâts se sont donc limités à des dommages matériels.
Outre la police, l’Inspection du travail et des mines (ITM) s’est également rendue sur les lieux de l’accident.
L'ITM n'est pas autorisé à divulguer des informations sur des cas spécifiques, mais sa porte-parole a répondu à plusieurs questions d'ordre général que nous lui avons posées.
Si l’ITM était appelé sur les lieux, la situation ferait d’abord l’objet d’une évaluation. Il s’agirait notamment d’examiner les circonstances de l’accident – par exemple, de vérifier si les "méthodes de travail et les mesures de sécurité" étaient correctes. À ce stade, il serait également déterminé s’il subsiste un danger pour les travailleurs ou d’autres personnes.
"Une suspension temporaire des travaux ou une mesure spécifique peut être ordonnée si cela s’avère nécessaire pour éliminer un danger. Cependant, il n’est pas vrai qu’un chantier soit automatiquement fermé complètement après chaque incident de ce type", nous a expliqué la porte-parole de l’ITM.
Si les travaux sont interrompus, le chantier ne peut rouvrir "qu’une fois que les dangers identifiés ont été éliminés et que toutes les mesures demandées par l’ITM ont été mises en œuvre". Toutefois, cela dépendrait également du danger spécifique et du chantier en question.
L’ITM n’a donc pas pu nous indiquer si les travaux avaient été suspendus, car il ne commente pas les cas particuliers.