Une criminalité "comme au Far West"Des policiers "totalement au bout du rouleau" au Luxembourg

RTL Infos
Pour que la sécurité dans le pays ne s'effondre pas, les policiers effectueraient un nombre excessif d'heures supplémentaires. Ce faisant, ce sont les policiers qui s'effondrent.
© RTL (archive)

Des policiers dégoûtés par leur travail, une société de plus en plus criminelle et agressive et la crainte que la pauvreté amplifie certains phénomènes.

Le syndicat de police SNPGL a brossé un tableau sombre de la situation actuelle lundi soir lors de son assemblée générale et a tenté d'expliquer aux politiques que la sécurité des citoyens serait en jeu.

Le président du SNPGL, Pascal Ricquier, a cité l'exemple d'une actualité brûlante du double meurtre de Niederkorn.

"QUELLE SOCIÉTÉ VOULONS-NOUS AU LUXEMBOURG"?

"Des situations comme au Far West. Combien de fois devrons-nous encore le répéter? Est-ce que quelqu'un va enfin se réveiller au gouvernement, car nous ne sommes plus depuis longtemps sur une île. Quelle société voulons-nous au Luxembourg? Quelle quantité de criminalité voulons-nous encore tolérer? Combien de temps le gouvernement veut-il encore l'ignorer?"

Le SNPGL a réclamé des lois plus strictes pour maîtriser la situation. Le syndicat a également fait passer le message aux politiciens de réfléchir au type de police qu'ils souhaiteraient avoir. Celle qui sévit et garantit la sécurité ou celle qui ferme simplement les yeux.

Les verdicts des tribunaux dans les affaires Lausdorn et Bonnevoie montreront à quoi ressemblera le travail de la police à l'avenir, prédit le syndicat, qui craint que toute cette pression pesant sur les policiers ne finisse par les décourager à faire leur travail et à détourner parfois les yeux des problèmes, par crainte de finir eux-même devant la justice.

Le syndicat affirme en outre que les policiers sont totalement au bout du rouleau. Ils feraient un nombre excessif d'heures supplémentaires, pour que la police ne s'effondre pas.

"Les seuls qui, avec le temps, s'écroulent, ce sont nos policiers sur le terrain. Qui n'en peuvent plus, tombent malades et sont dégoûtés de leur travail. Dégoûtés!"

La police n'est pas autorisée à faire grève, a-t-il été dit lors de l'assemblée générale du SNPGL, mais personne ne pourrait interdire aux agents de manifester. La question est: "Qui encadrerait alors la manif'?"

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