
La capitale manque actuellement d'éducateurs. En raison de cette pénurie, un certain nombre d'enfants ne peuvent pas être pris en charge dans un foyer scolaire - l'équivalent d'une maison relais - de la ville de Luxembourg.
Concrètement à la date du 1er septembre 2022, environ 750 enfants figuraient sur la liste d'attente pour une place dans un foyer scolaire, dont 108 enfants ne disposant d'aucune autre alternative de prise en charge.
Depuis cette date, il y a eu de nouveaux recrutements et chez certaines familles, les priorités concernant le foyer scolaire ont changé, de sorte qu'à la fin du mois de septembre, seuls 63 enfants attendent encore une place dans un foyer scolaire.
28 postes d'éducateurs, répartis sur les 31 foyers scolaires que compte le territoire de la ville de Luxembourg, ne sont pas pourvus pour le moment. Si ces postes étaient occupés, 300 enfants supplémentaires pourraient être gardés dans les foyers scolaires de la capitale, car la ville de Luxembourg ne manque pas d'infrastructures.
Au contraire d'autres communes au Luxembourg. Interrogés par nos collègues de RTL, les responsables des communes d'Esch et de Differdange, par exemple, ont déclaré qu'ils devaient jusqu'à présent s'occuper d'un manque de locaux plutôt que de personnel. Ils ont toutefois admis aussi qu'il est de plus en plus difficile de recruter des éducateurs pour les maisons relais, sachant que le nombre de personnel non qualifié par structure est limité.
La section locale du parti "déi Lénk" s'interroge: pourquoi y a-t-il une pénurie d'éducateurs qualifiés à Luxembourg-ville? La ville ne serait-elle pas suffisamment attractive ou la concurrence des structures d'accueil conventionnées s'accroîtrait-elle?
L'échevin à l'éducation de la ville de Luxembourg, Colette Mart, explique que de nombreux éducateurs se seraient vu proposer une place dans la commune où ils habitent. Et ce serait évidemment plus confortable de travailler là et d'éviter de longs trajets et la quête d'une place de parking dans la capitale.
La ville de Luxembourg voudrait devenir plus proactive et se diriger vers les établissements qui proposent par exemple un DAP "Education", faire savoir aux lycéens et aux étudiants qu'elle propose des stages dans les foyers scolaires. De cette façon, la ville de Luxembourg gagnerait en personnel et pourrait aussi former ces personnes et leur donner envie de travailler plus tard dans une structure de garde d'enfants de la capitale.