
"Des changements doivent intervenir", selon Bérengère Beffort. En prévision des élections communales, la Chambre de Commerce a adressé cinq revendications principales des entreprises aux responsables politiques. Bérengère Beffort a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'une recommandation électorale, mais d'une campagne où les besoins des entreprises et de l'économie ont été thématisés. Ces besoins découlent des différentes crises que le Luxembourg et le monde ont traversées et vont traverser, d'après Berengère Beffort. La conseillère de la Chambre de Commerce a cité le besoin de talents, mais aussi les transitions numérique et écologique. Et pour être attractif et compétitif, des changements doivent intervenir, que ce soit sur le plan national ou sur le plan communal.
La taxe professionnelle communale est un instrument de guidance du développement économique, qui a également un impact sur l'aménagement du territoire. En 2005, le défunt conseiller communal déi Lénk de la capitale, Guy Stoos avait critiqué dans Paperjam le fait que le DP et les Verts aient baissé la taxe, car cela concurrencerait la décentralisation. Bérengère Beffort a également plaidé pour une décentralisation et affirmé que la Chambre de Commerce ne voulait pas de "croissance sauvage". Les activités devraient idéalement être "regroupées", c'est-à-dire rapprochées les unes des autres. Se rapprocher de son travail serait non seulement bon pour l'attractivité du pays, mais aussi pour des raisons écologiques. En ce sens, la Chambre de commerce plaide également pour que les communes fassent preuve d'une "certaine audace" et soient "plus créatives". Il ne faudrait pas toujours construire plus grand, mais plutôt plus dense.
Interrogée sur la résistance locale à l'implantation de grandes entreprises comme Google, Fage ou Knauf, Bérengère Beffort a répondu: "ce dont nous avons clairement besoin, ce sont des lieux où les activités économiques peuvent prospérer et nous constatons que nous n'avons pas assez de zones d'activités". Alors que l'ADR dit que le pays devrait peut-être devenir moins attractif, afin de freiner la croissance, la conseillère de la Chambre de Commerce a souligné que "moins d'attractivité signifierait que nous aurions en fait une stagnation ou une phase de récession". Ce qui entraînerait, selon elle, davantage de troubles sociaux et d'insatisfaction.
Quand il a été question d'attractivité dans la campagne électorale, c'était souvent en rapport avec la sécurité ou l'insécurité. La Chambre de Commerce constate effectivement un besoin de solutions quand il s'agit d'incivilités ou de choses plus graves. C'est une "question d'image".