
Le ministre de l'Énergie Claude Turmes qui a fait le point sur la situation énergétique lors de la réunion jeudi, a déclaré qu'il voulait chauffer les bâtiments publics à maximum 20 degrés en hiver. Il a expliqué sur Radio 100,7 qu'il s'agissait d'une des possibilités pour économiser du gaz. Les États membres de l'UE se sont engagés à consommer 15% de gaz en moins d'ici mars. Les communes aussi ont reçu dans une circulaire certaines consignes pour réaliser des économies. Elles doivent entre autres réduire le plus possible les éclairages.
Avoir sous contrôle les systèmes de chauffage et baisser les éclairages, sont effectivement les possibilités les plus simples pour économiser de l'énergie en tant que commune. C'est ce qu'a confié Emile Eicher vendredi matin en tant qu'invité de la rédaction. Il y a néanmoins des exceptions concernant la baisse des températures dans les bâtiments à 20 degrés, comme par exemple dans les maisons de retraite ou les crèches où on a affaire à des personnes qui ont besoin de températures différentes.

Le président du Syvicol compte aussi sur les communes pour qu'elles échangent leurs expériences entre elles pour savoir où elles peuvent effectuer les meilleurs économies. Jusqu'à présent, à part Grevenmacher qui va fermer sa piscine, elles ne sont pas nombreuses à avoir prévu un plan concret pour réaliser ces objectifs. Les communes assisteront à un webinaire dans deux semaines où une campagne d'économie d'énergie sera présentée. Emile Eicher a souligné à plusieurs reprises qu'il faudra certainement moins éclairer l'espace public. Selon lui, il y a là un potentiel énorme d'économies. Pour lui, les communes et l'État doivent cependant travailler ensemble et ce, notamment au sujet de l'éclairage public. La commune de Clervaux dont le bourgmestre est d'ailleurs Emile Eicher, va radicalement réduire ses illuminations de Noël cette année.
Ce qui est cependant déjà clair, c'est que ces hausses des prix de l'énergie en hiver représenteront aussi un montant important pour les communes.
Il est très compliqué de déterminer l'exact potentiel d'économies des communes, parce qu'il n'y a pas d'inventaire complet. Elles savent ce qui est consommé par bâtiment mais pas à quel effet l'électricité ou le gaz sont utilisés précisément. Il manque donc une surveillance concrète. Il est cependant déjà clair que les hausses des prix de l'énergie en hiver vont avoir un impact sévère sur les budgets des communes.