
Ces entités privées interviennent notamment au niveau de la communication, de la gestion de la hotline pour répondre aux questions de la population ou encore dans l'analyse des données récoltées par le Large Scale Testing.
Le ministère de la Santé réplique qu'il a dû réagir face au manque de capacités pour réaliser ces tâches.
L'un des objectifs de la deuxième phase du dépistage à grande échelle présentée fin septembre par le gouvernement, est d'identifier les personnes contaminées asymptomatiques et d'interrompre ainsi rapidement les chaînes d'infections.
Une campagne qui irrite déi Lénk, parce que le ministère de la Santé a chargé des acteurs de la place financière de la gestion de la hotline, de l'évaluation des données et de la communication en rapport avec le Large Scale Testing.
Le parti d'opposition critique le manque de qualifications et d'expérience de ces acteurs privés dans ce domaine. Le parti souhaite en outre une évolution de la politique de santé publique dans laquelle tous les acteurs de terrain, comme les communes et les associations sociales, seraient impliqués.
Par souci de transparence, le parti veut que les contrats et les accords passés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 avec tous les acteurs, soient rendus publics.
Pour le ministère de la Santé, il s'agit d'une situation exceptionnelle. En raison d'un manque de capacités pour réaliser ces tâches, un appel d'offres a été lancé en direction du privé.
Un budget de 60 millions d'euros est prévu pour la deuxième phase du dépistage à grande échelle, qui va durer jusqu'en mars 2021.
Le reportage en langue luxembourgeoise: