
Après qu’Enovos ait confirmé mardi que le prix du gaz va fortement augmenter le 1er octobre, les partis de l’opposition - CSV, Piraten et déi Lénk – ont immédiatement demandé des mesures compensatoires pour les ménages. Mercredi, le CSV a réitéré l’une de ses revendications : l’ajustement du barème fiscal à l’inflation.
Le parti, qui compte 19 députés, demande que le montant à partir duquel un contribuable commence à être imposé, soit porté de 11.265 à 15.000 euros par an. Les tranches fiscales devraient ensuite être étalées par paliers, par exemple de 2.500 euros. Une tranche supplémentaire de 45% devrait enfin être introduite pour les revenus supérieurs à 500.000 euros, selon le CSV.
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Après l’opposition, c’est un parti de la majorité qui a, à son tour, exigé mercredi des mesures pour soutenir financièrement les ménages. Il s’agit des Gréng. Etant donné la hausse des prix de l’énergie, il faudrait agir sans attendre dans les semaines qui viennent et pas après une prochaine tripartite. Et les aides doivent aller jusqu’aux classes moyennes, ont dit les deux coprésidents des Verts, Djuna Bernard et Meris Sehovic, mercredi lors d’une conférence de presse dans le cadre de la rentrée politique.
Ils ont calculé que pour un ménage, la facture risquait d'augmenter en moyenne de 2.400 euros par an. Les aides devraient être du même ordre de grandeur, mais elles devraient être échelonnées un peu à la manière des crédits d'impôt décidés fin mars. Les entreprises devraient également être aidées de manière ciblée, selon les Gréng. D’après eux, il resterait de la marge au niveau du budget de l'Etat.