
La dernière hausse annoncée par la BCE jeudi est assez importante: 0,75 point d'un coup, pour faire grimper le taux à 2%. Grâce à cette mesure, les responsables européens visent moins de crédits afin de freiner l'inflation qui a atteint 9,9% dans la zone Euro en septembre, un niveau bien plus élevé que les 2% initialement fixés.
Le gouverneur de la BCL explique dans une interview accordée à RTL que "d'autres augmentations sont encore prévues ces prochains mois", sans pour autant dévoiler à quel niveau ces hausses se situeront. Gaston Reinesch précise que "le taux de 2% n'est pas le taux déterminant, car il désigne le taux auquel les banques peuvent emprunter de l'argent à la BCE, mais le système bancaire a encore pas mal de réserves".

Le taux le plus important est celui que les banques obtiennent lorsqu'elles placent leurs réserves à la BCE. Ce dernier est passé de 0,75 à 1,50%, et le gouverneur de la BCL est d'avis que, "ces prochains mois, les taux d'intérêts tourneront autour de ces valeurs".
Quoi qu'il en soit, il est désormais clair que la BCE est en train de progressivement mettre un terme à sa politique pécuniaire moins sévère de ces dernières années, même face au risque de récession. Le gouverneur de la BCL poursuit: "tout le monde souffre de l'inflation, petits et grands, et prendre 10%, ce n'est pas rien, pour personne".
Gaston Reinesch a cependant tenu à rassurer en affirmant que la stagnation ou le léger recul des activités économiques dans la zone Euro à la fin de l'année ou en début d'année prochaine ne serait que temporaire: "quand la BCE combat l'inflation, elle stabilise également l'économie à moyen terme".