L'OGBL réclame des réponsesConvention collective pour les électriciens: les négociations sont dans l'impasse

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Nous avons perdu assez de temps et si ça n'avance pas bientôt, nous devrons mobiliser les gens dans la rue, a affirmé l'OGBL lors d'une conférence de presse.

Il est question ici de la convention collective des électriciens. Celle-ci a été renégociée et signée pour la dernière fois en 2016, pour une période de deux ans, c'est-à-dire jusqu'en 2018. Les renégociations interviennent habituellement tous les deux à trois ans. Mais depuis 2018, les employeurs ignoreraient largement les revendications de leurs employés. Et cela, avec de graves conséquences, explique Hernani Gomes, secrétaire central à l'OGBL:

"En 2018, nous avons évidemment demandé de nouvelles négociations. Nous sommes maintenant en 2021: trois ans plus tard, il n'y a toujours aucun accord. Nous avons perdu trois ans. Nous voulons à présent que les employeurs tiennent compte des trois dernières années en cas de nouvel accord. Nous ne voulons pas que le temps perdu soit à la charge des salariés. Trois années perdues signifient qu'il n'y a eu aucune augmentation de salaire, sans prime, sans rien."

Quelques 13.000 personnes travaillent dans ce secteur, qui compte un millier d'entreprises. 5.000 salariés seraient directement touchés par ce blocage dû au patronat.

Il ne faudrait pas s'étonner et se plaindre d'une "concurrence déloyale" de la part de l'État, si l'on tente systématiquement de dégrader les conditions pour ses propres employés, pointe l'OGBL. Le secteur aurait besoin de collaborateurs jeunes et bien formés. Mais ceux-ci seraient ainsi démotivés dans l'orientation de leur carrière. Les revendications sont claires.

"Avec le LCGB, nous demandons une augmentation des salaires de 4,5%. Les employeurs veulent que cela soit discuté au niveau de la grille qui détermine la rémunération. Mais alors la grille doit aussi rattraper ce qui a été perdu ces trois dernières années", selon Hernani Gomes.

En 2021, la pandémie ne serait plus une raison pour bloquer ces négociations. Une nouvelle réunion a été demandée en juillet, sans réponse jusqu'à présent, regrette l'OGBL.

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