
Dans la course contre le virus - que Xavier Bettel avait comparé à un marathon la semaine passée - la vitesse reste un atout. Si la stratégie gouvernementale est pensée sur le temps long, ses outils doivent lui permettre de réagir rapidement.
C'est donc dans cette optique que le ministère de la Santé a détaillé son plan d'utilisation des tests antigéniques, aussi appelés tests rapides. Ces derniers viendront compléter la panoplie de dépistage déjà utilisée.
Promettant de détecter une infection "en 15 à 30 minutes", ces tests sont plus simples à réaliser et ne nécessitent pas d'analyse en laboratoire. Ils sont effectués par le nez.
Le ministère a déjà passé commande de 75.000 tests rapides antigéniques, dont la livraison est prévue pour le vendredi 20 novembre. Ils seront notamment distribués dans les services d'urgence des quatre hôpitaux aigus (CHL, CHEM, centre hospitalier du Nord et hôpitaux Robert Schuman) ainsi qu'aux centres de consultation, aux maisons de soin et centre intégrés pour personnes âgées ainsi qu'à l'inspection sanitaire.
Selon le ministère de la Santé, les tests rapides peuvent se révéler "utiles" dans ce cas:
Il pourra également être pratiqué chez des demandeurs de protection internationale, en dépistage régulier dans certains milieux (campus d'étudiants, foyers et colocations, communauté carcérale) ainsi que chez les personnes régulièrement en contact avec les communautés à risque.
En revanche, le test n'est pas recommandé par les autorités pour les personnes âgées, pour les enfants ou avant un rassemblement.
Les tests, "jugés plus délicats à manier et moins fiables que les tests PCR", pourront être réalisés par du personnel soignant formé à cet effet. Notamment des médecins, des infirmiers, laborantins, sage-femmes, assistants sociaux, ergothérapeutes, rééducateurs en psychomotricité et orthophonistes. Les pompiers volontaires et professionnels du CGDIS, les psychologues, psychothérapeutes et pharmaciens pourront également être mis à contribution.
Les tests étant moins sensibles et pouvant donner de faux négatifs, un résultat négatif devra être confirmé par un test PCR. Un test positif sera obligatoirement suivi d'une déclaration auprès de l'Inspection sanitaire.