
La Commission européenne a rapidement pris la décision d'autoriser officiellement ce vaccin. Quelles implications cela aura-t-il pour le Luxembourg? Combien de doses de vaccin le Grand-Duché a-t-il commandées par l'entremise de l'Union européenne? La ministre de la Santé, Paulette Lenert, a fourni mercredi après-midi des détails sur ces points.
Le 18 juin, le gouvernement luxembourgeois a signé avec la Commission européenne un accord l'autorisant à négocier l'achat de vaccins au nom des Etats membres. Pour chaque achat réalisé par la Commission, le Luxembourg peut acheter, au prorata de sa population, 0,14% de la commande globale de vaccins. A ce jour, la Commission a conclu des contrats pour acheter 1 milliard 965 millions de doses, et cela avec six entreprises pharmaceutiques différentes, selon Paulette Lenert.
„Et nous avons fait une option d'achat auprès de cinq firmes. Avec une option d'achat, il y a un certain moment où l'appel est lancé et là, il faut se positionner si on veut ces 0,14% ou pas. Jusqu'à présent nous l'avons fait à chaque fois, à chaque demande qui est arrivée. De sorte que nous avons passé une option d'achat chez AstraZeneca, Johnson&Johnson, Biontech/Pfizer, CureVac et Moderna."
Avec l'ensemble des achats passés jusqu'à présent, 1.120.716 millions de personnes pourraient être vaccinées.
„Nous avons aussi une nouvelles fois souscrit à une option supplémentaire de la Commission auprès de Pfizer. Ce qui signifie que la Commission a une option pour acheter 100 millions de doses supplémentaires. Cette option a été exercée et là aussi, le Luxembourg s'est positionné, ce qui signifie qu'avec nos 0,14%, nous aurons droit à 55.000 doses supplémentaires chez Pfizer."
La ministre a une nouvelle fois précisé à plusieurs reprises qu'avec le contrat avec la Commission européenne, nous avions des droits, mais également des obligations. Il n'est pas permis aux pays signataires de négocier en parallèle de la Commission avec les entreprises pharmaceutiques. Et le Luxembourg a respecté cette règle. Paulette Lenert ne comprend pas les critiques à l'égard de la stratégie de la Commission européenne. Elle trouve positif que cette dernière n'ait pas tout misé sur une seule carte. Le manque actuel de vaccins est un problème de production, pas de commandes.