Au Luxembourg, si tous les ministères sont impactés par la crise sanitaire, certains sont clairement plus "sensibles" que d'autres. Celui de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse, en particulier, a concentré une partie des crispations. Normal, quand la santé et l'avenir de nos enfants sont en jeu...
Or, même 10 mois après le début de la pandémie, trouver la bonne recette pour le milieu scolaire reste un défi: "C'est une particularité de cette crise: on n'est jamais rodé", nous répond d'emblée Claude Meisch, qui rappelle que "personne n'avait d'expérience" pour faire face à cette crise inédite.
Une adaptation qui est passée, comme dans d'autres secteurs, par la digitalisation. Le phénomène "s'est complètement accéléré", constate le ministre, qui envisage d'ailleurs de pérenniser ces moyens digitaux (tablettes, ordinateurs, mais aussi enseignement à distance, etc.), même s'ils ne ne pourront jamais assurer "la même qualité d'apprentissage qu'un apprentissage en présentiel".
D'ailleurs, Claude Meisch "partage la crainte qu'on n'a pas pu vraiment garantir le même niveau d'apprentissage". Si beaucoup de jeunes ont prouvé leur capacité à s'adapter, d'autres souffrent toujours de cette crise, et "ceux-là ont besoin de notre aide aussi".

Le Ministre tient aussi à répondre à ceux qui lui ont reproché un certain manque de communication durant cette crise. S'il dit comprendre que certains aient d'autres attentes, il insiste sur le fait qu'"Il n'y a pas eu une seule décision pour laquelle je n'ai pas consulté soit les représentants des élèves, des parents, ou des enseignants". "Il fallait prendre des décisions" souvent imposées par le Covid, martèle-t-il.
Le tableau est d'ailleurs loin d'être si sombre, car "j'ai l'impression qu'au Luxembourg, on a fermé moins d'écoles" que dans d'autres pays. "Je suis très fier qu'on ait insisté pour garder les écoles ouvertes" ajoute-t-il.
Reste une dernière question d'actualité: la vaccination. Bien évidemment, comme dans les autres secteurs, "il n'y aura pas de vaccination obligatoire à l'école", même si le ministre espère que les enseignants emprunteront le chemin de la vaccination, en raison de leur proximité évidente avec les enfants.
Et il conclut sur un vœu que beaucoup partageront pour le nouvel an: que le virus ne soit bientôt qu'un mauvais souvenir et que 2021 soit synonyme d'un "retour à une certaine normalité".
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