“Nous avons accompli beaucoup de choses à la Chambre en 2025, mais il reste encore de nombreuses discussions à mener cette année”. Voilà ce qu’a déclaré le président de la Chambre, Claude Wiseler, lundi matin lors de la traditionnelle réception de Nouvel An du Parlement luxembourgeois. La réception ne se tenait pas comme d’habitude au Krautmaart, mais au Cercle Cité. Cela s’explique par le fait que, pour la première fois, des invités tels que les députés européens, des ambassadeurs et des représentants des institutions européennes étaient conviés, et qu’il n’y a pas assez de place à la Chambre.
Laurent Scheeck, secrétaire général du Parlement, a souligné dans son discours que l’année dernière a été une année où l’on n’est pas resté spectateur, où l’on n’a pas fait du surplace, mais où beaucoup de nouveautés ont été introduites et réalisées. Il n’a aucun doute sur le fait que cela continuera en 2026. Laurent Scheeck souhaite toutefois pour la nouvelle année davantage de prévisibilité, par exemple en planifiant l’ordre du jour des séances plénières encore plus longtemps à l’avance. Il a également insisté sur le fait que les activités internationales de la Chambre ont été renforcées l’an dernier, ce qui est extrêmement important dans les temps instables que nous vivons. Le secrétaire général du Parlement a notamment mis en avant les quatre déplacements en Ukraine.
Des discussions importantes attendent également la Chambre en 2026, a souligné son président Claude Wiseler dans son discours. Cela inclut à nouveau un débat sur les temps de parole à la Chambre, qui ont déjà été révisés mais qui nécessitent encore des ajustements. L’introduction du contrôle des finances des groupes parlementaires par la Cour des comptes entraînera également un changement, selon Claude Wiseler. Il faudra en outre discuter du statut des députés et du cumul des mandats et adapter la loi électorale à la réalité. Des chantiers sont aussi prévus en 2026 dans le bâtiment même de la Chambre. Des travaux de transformation et des mesures de sécurité sont planifiés, et le système informatique de la salle des séances sera renouvelé.
“Notre Chambre doit être modernisée et ces changements s’inscrivent dans un contexte global”, a déclaré le président de la Chambre. “La démocratie est de plus en plus défiée et mise à l’épreuve, la confiance des citoyens dans la politique et même dans la presse devient de plus en plus fragile. Les gens deviennent de plus en plus impatients, tout en attendant des réponses et des solutions rapides. Avec les changements et chantiers prévus, le travail des parlementaires devrait être facilité et rendu plus efficace et transparent.”