Directeurs de lycéeÇa bloque sur le recrutement dans le secteur privé

Maurice Fick
Les Syndicats enseignants et de la Fonction publique ont gagné leur bras de fer engagé avec Claude Meisch. Le projet de loi 7662 ne figurera pas à l'ordre du jour de la Chambre mercredi.
© RTL

À l'origine d'un véritable tollé lundi, le projet de loi 7662 a tout simplement été repoussé aux calendes grecques. Les discussions entamées ce mardi entre la Confédération générale de la Fonction publique (CGFP) et le ministère de l'Education nationale seront reprises "à l’issue de la crise sanitaire liée au covid-19", fait savoir le ministère.

Le projet de loi qui prévoit la nomination, à l'avenir, de personnes issues du secteur privé à des postes de direction dans l'enseignement secondaire, avait semé le trouble dans les rangs syndicaux y lisant une tentative de privatisation de l'école publique.

Toutes une flopée de syndicats (Féduse, ADIL, SEW, Apess, ect.) était montée aux créneaux pour réclamer le retrait du texte figurant à l'ordre du jour de la Chambre des députés ce mercredi 18 novembre. Une manifestation était déjà programmée devant le parlement. Les contestataires ont eu gain de cause, le ministre les a reçu et a préféré faire marche arrière.

PAS D'AUTRES ETABLISSEMENTS CONCERNÉS

Comme il n'y a pas urgence, Claude Meisch a préféré miser sur une "discussion sereine" à l'avenir et éteindre tout de suite le torchon qui brûle. D'autant que l'entrevue avec la CGFP a coincé sur un point-clef du projet de loi: le recrutement de personnes issues du secteur privé.

Une ouverture que le ministère considère comme "une plus-value dans le contexte particulier des lycées dits spécialisés". Mais un principe auquel la CGFP reste "fermement opposée". Le ministère reconnaît que sur ce point, le texte "permet une interprétation plus large que celle voulue par ses auteurs".

En revanche, les deux parties sont tombées d'accord sur les autres points de crispation. Les candidats à un poste de direction dans un des quatre lycées ciblés devront bien se prévaloir de compétences pédagogiques et de compétences dans le domaine de la spécialisation du lycée. Ils devront maîtriser les trois langues administratives et la liste des lycées dits «spécialisés» ne sera pas étendue à d'autres établissements scolaires.

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