Débuts difficilesBeaucoup d'entreprises ont du mal à ouvrir un compte en banque

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La Commission des finances s'est penchée à plusieurs reprises sur ce sujet épineux du monde économique luxembourgeois, des solutions vont être proposées.

Ce problème concerne principalement les PME, tout comme les start-ups ou les sociétés spécialisées dans les technologies de la finance (Fintech), mais également des structures plus complexes comme des fonds d'investissement alternatifs. L'ouverture d'un compte serait souvent problématique auprès de certaines banques, comme le confirme Paul Wilwertz, chargé de communication de l'Association des Banques et Banquiers du Luxembourg (ABBL).

Une situation qui existe depuis plus d'un an au Luxembourg, avec également la fermeture de plusieurs milliers de comptes par une seule banque, à l'époque le chiffre de 5.000 était avancé. Plusieurs raisons peuvent pousser une banque à agir de la sorte, notamment un changement de stratégie. Chaque banque dispose d'une gestion de risque qui peut décider de se séparer de certains clients. Autre problème, la réglementation en matière de lutte contre le blanchiment d'argent peut parfois compliquer les procédures et certains entrepreneurs n'ont pas livré les documents nécessaires. D'autre part, les services de vérification et du respect des normes (compliance services) sont souvent en sous-effectif ce qui peut avoir comme conséquence une durée prolongée pour l'ouverture du compte.

La complexité du marché n'aide pas les entreprises à se lancer financièrement puisque toutes les banques ne proposent pas les mêmes produits et chaque établissement ne serait pas équipé pour accueillir toutes les entreprises.

L'ABBL tient à rassurer en souhaitant se positionner comme intermédiaire de choix entre l'offre et la demande sur le marché. Des formations seront également proposées aux jeunes entrepreneurs par la House of Training de la Chambre de commerce pour leur transmettre les informations nécessaires. Un dialogue est également avec la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) en ce qui concerne la réglementation dans le cade de la lutte contre le blanchiment d'argent. Ces règles sont uniformisées en Europe, mais l'ABBL souhaite les appliquer de manière proportionnée et cohérente chez nous. L'accès aux informations des entrepreneurs pourrait également être simplifié avec leur accord.

Les autorités pourraient également soutenir la simplification du process, en autorisant par exemple, l'ouverture d'un compte bancaire par une personne morale en adaptant la loi, comme le propose Laurent Mosar, député CSV en charge de la Commission des finances à la Chambre. Seules les personnes physiques peuvent ouvrir un compte au Luxembourg de nos jours, et la fermeture d'un compte privé est également associée à des démarches bien spécifiques.

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