
Cette assemblée générale s'est déroulée différemment de ce à quoi on était habitué avec le SNPGL. Mais depuis la dernière assemblée, beaucoup de choses ont changé: une nouvelle présidente, un nouveau ministre des Affaires intérieures et un nouveau directeur général de la police. "Notre espoir d'avoir cette transparence dans le dialogue avec nos dirigeants, que nous souhaitions et exigions depuis des années, semble se réaliser", a déclaré la présidente du SNPGL dans son discours de clôture.
Les représentants du personnel ont désormais un entretien une fois par mois avec le nouveau directeur général de la police, Pascal Peters. Et avec le ministre CSV des Affaires intérieures, Léon Gloden, la communication est aussi différente de celle de ses prédécesseurs au cours des dernières années. Depuis son arrivée, le calme est même revenu dans le dossier de la police locale. "Le ministre Gloden fournit le personnel nécessaire", a souligné Marlène Negrini. Et d'ajouter: "Je l'en remercie".

Mais le syndicat est également resté fidèle à son rôle de critique. L'une de ses revendications est de poursuivre la voie express, c'est-à-dire le reclassement auprès de la police. Il y a deux ans, une décision de justice y a mis un terme. 200 personnes avaient alors déposé leur candidature. "Près de deux ans plus tard, rien ne s'est encore passé et ces gens attendent toujours de voir comment les choses vont continuer", selon la présidente du syndicat de police. Depuis, d'autres fonctionnaires ont atteint 15 ans d'ancienneté et ont ainsi effectivement droit à la voie express pour la carrière B1.
Un autre besoin reste l'encadrement des enfants des policiers, qui ne peut être couvert par les maisons relais et les crèches normales. Cela constitue une discrimination à l'égard des personnes qui doivent faire les trois-huit. Les crèches et les maisons relais sont ouvertes pendant la semaine. "Mais la nuit, le samedi, le dimanche, les jours fériés?" Cette question nécessite une réflexion.
En outre, le système de primes de la police a également été critiqué, car il resterait injuste, d'après le syndicat.
"Le SNPGL compte actuellement 2.285 membres", a indiqué son secrétaire général, Christian Hoffmann. Il n'est toutefois pas facile de recruter de jeunes fonctionnaires stagiaires pour l’avenir. "Bien sûr, cela peut aussi être dû au fait qu'au cours des dernières années, l'accès aux fonctionnaires stagiaires à l'école de police nous a pratiquement été refusé et que notre message n'est donc pas passé. Une amélioration serait en vue avec la nouvelle direction de la police", estime le secrétaire général du SNPGL.
L'assemblée générale du syndicat a été l'occasion de faire l'éloge du nouveau directeur général de la police, Pascal Peters, qui est "la bonne personne au bon endroit". L'équipe dirigeante de la police a, en revanche, reçu une réprimande: il faut se rendre compte qu'elle obtient la police qu'elle crée.