
Les résultats confirment que l’accès à Internet n’est plus le principal enjeu: seuls 0,87% des résidents n’ont jamais utilisé le web. La fracture se situe désormais dans l’intensité des usages, les compétences numériques et la capacité à en tirer des bénéfices concrets.
L’analyse distingue trois profils d’internautes, stables depuis 2022: 29 % de faibles utilisateurs, 39 % d’utilisateurs intermédiaires et 32 % de gros utilisateurs. Le niveau de diplôme reste le facteur le plus déterminant, les personnes les moins diplômées étant surreprésentées parmi les faibles utilisateurs, tandis que les plus diplômées dominent les usages à forte valeur ajoutée. L’âge joue également un rôle important, les plus de 50 ans utilisant moins le numérique que les 30‑49 ans. Les différences entre femmes et hommes restent limitées.
L’étude souligne que les internautes les plus compétents sont aussi ceux qui tirent le plus d’avantages du numérique. L’autonomie apparaît comme le levier le plus efficace, devant les formations payantes et l’aide de proches. Les formations gratuites ont un impact plus modéré mais favorisent la création de liens sociaux.
Ces constats alimentent le Plan d’action national d’inclusion numérique 2026‑2030, qui prévoit des formations adaptées aux niveaux de compétences, un ciblage renforcé des seniors et des personnes peu diplômées, le développement d’outils d’autoformation et un accompagnement humain de proximité. Le ministère poursuivra son partenariat avec le LISER pour mesurer l’évolution de la fracture numérique dans les années à venir.