De l’analyse d’une scène de crime à l’observation au microscopeDes centaines de visiteurs ont découvert le LNS

Diana Hoffmann
adapté pour RTL Infos
Le Laboratoire national de Santé (LNS) a déjà 130 ans d’histoire derrière lui. Lors de la journée portes ouvertes à Dudelange, les visiteurs ont pu découvrir les coulisses de l’établissement.
© Domingos Oliveira

De la reconstitution d’une scène de crime au diagnostic du cancer, en passant par des analyses environnementales : le week-end dernier, leLaboratoire national de Santé présentait au public ses différents domaines d’activité. À travers des stands interactifs et des visites guidées, les visiteurs ont pu découvrir comment les analyses scientifiques peuvent, au quotidien, aider à mieux comprendre certaines réalités.

Dans le domaine de la protection de la santé, il a notamment été question des moisissures, de la pollution et d’autres substances nocives susceptibles d’avoir un impact sur la santé. "Travailler ici, au LNS, est extrêmement intéressant, car nous faisons beaucoup pour la santé des gens au Luxembourg, aussi bien pour les patients que pour la population", a souligné Françoise Schaefers, cheffe du service.

D’autres stands ont permis de découvrir la microbiologie, la génétique moléculaire et la pathologie. On pouvait notamment y voir comment des prélèvements d’organes et de tissus sont analysés au microscope afin de diagnostiquer des maladies. Daniel Stieber, responsable du laboratoire de génétique moléculaire, a expliqué : "Le séquençage du génome est devenu de moins en moins coûteux. Il est donc désormais plus facile de disposer d’un grand nombre de données et de les interpréter. Il faut comprendre ces données et déterminer quelle variation est responsable d’une maladie."

Le stand du service de génétique forensique a lui aussi rencontré un vif succès. Sur une scène de crime reconstituée, les visiteurs ont pu découvrir comment les traces biologiques sont documentées, prélevées et analysées. "Chez nous, les choses se passent un peu différemment que dans les films. Nous nous rendons assez rarement sur le terrain. Nous travaillons en très étroite collaboration avec la police", a expliqué le directeur du LNS, Thomas Dentzer. En règle générale, c’est donc la police qui recueille les traces sur le terrain avant qu’elles ne soient analysées au LNS afin d’en établir le profil ADN.

Le service de génétique forensique célèbre cette année son 15e anniversaire. Depuis sa création en 2011, il est devenu une composante importante des enquêtes judiciaires et a réalisé, depuis 2012, environ 29.000 expertises.

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