Présidentielles en TurquieAsselborn satisfait que les deux candidats acceptent un second tour

RTL Infos
Après le décompte de 99 % des voix lors des élections présidentielles turques, il est clair que les élections auront un second tour.
© MEHMET EMIN MENGUARSLAN / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

A l'issue du premier tour, le président sortant, Recep Erdogan, a obtenu 49,4% des suffrages et le leader de l'opposition près de 45%. Le candidat ultranationaliste, Sinan Ogan, a récolté environ 5% des voix. Le deuxième tour aura lieu le 28 mai.
La Turquie est un dossier particulier. Tout en souhaitant se rapprocher de l'Union européenne, Ankara ne se gêne pas pour froisser sans arrêt les Européens. Et tout en étant dans l'OTAN, Ankara développe ses relations avec la Russie et la Chine. Sur le plan géopolitique, la Turquie est un acteur de poids.

Interviewé sur RTL lundi matin, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, salue le fait qu'en Turquie, les deux candidats toujours en course acceptent la tenue d'un deuxième tour et ne se sont pas entêtés, parce que cela n'a pas marché du premier coup dimanche.
Ce qui fera pencher la balance, selon Jean Asselborn, ce sont les 5% obtenus par le candidat ultranationaliste. Aux yeux de Jean Asselborn, ce serait un choix important pour la Turquie sur le plan interne:

"Il est évident que si Erdogan gagne, la démocratie et l'État de droit ne s'en sortiront pas très bien. C'est un membre important de l'OTAN, mais il se rapproche toujours plus de Moscou et de Pékin et cela continue ainsi. Si Kilicdaroglu gagnait, ce qui serait important, c'est que le système présidentiel que s'est fabriqué Erdogan pour lui-même, soit dissout et qu'on en revienne à un système parlementaire."

La presse internationale est en partie surprise qu'Erdogan puisse rester au pouvoir. Cela n'aurait pas été aussi évident étant donné la corruption du système, les magouilles, les entraves à la liberté de penser, les prisonniers politiques, les défaillances dans la gestion de la catastrophe qu'a été le récent tremblement de terre, et une inflation galopante qui complique encore davantage le quotidien des Turcs.

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