
Le protocole d'accord entre ArcelorMittal et le ministère de l'Economie a été signé mardi. La contribution de l'Etat oscillera entre 25 et 40% en fonction des projets.
Des objectifs climatiques internationaux ambitieux doivent être atteints et donc il faut déterminer avec l'industrie où il est possible d'agir. C'est ce que nous venons de faire avec ArcelorMittal, a déclaré le ministre de l'Economie, Franz Fayot.
"C'est une illustration concrète de ce à quoi peut ressembler la décarbonation de l'industrie."Le principal élément du programme d'investissement est un nouveau four à arc électrique à Belval.
Roland Bastian, responsable des sites ArcelorMittal au Luxembourg: "Il a une meilleure efficacité énergétique et une capacité plus élevée. C'est nécessaire pour que l'industrie sidérurgique luxembourgeoise devienne auto-suffisante."
Actuellement, des parties de la matière première, du produit dit semi-fini, doivent être importées. Le four de Belval devrait être opérationnel dans deux à trois ans. ArcelorMittal va investir 100 millions d'euros.
Sur la voie de la neutralité carbone, le gaz naturel devrait être remplacé à l'avenir dans les fours par de l'hydrogène vert et par des systèmes à induction.
A plus long terme, les lignes de tréfilage et de galvanisation sur le site de Bissen seront modernisées. Un investissement de 30 millions d'euros est envisagé.
L'industrie sidérurgique européenne souffre des conséquences de la guerre en Ukraine. Le chemin vers la neutralité climatique serait difficile à atteindre sans aide, selon le président d'ArcelorMittal, Michel Wurth, qui voit également dans l'accord un engagement pour la place de Luxembourg et définit des objectifs ambitieux:
"C'est un acte de foi du groupe envers la place de Luxembourg. L'objectif est que la place sidérurgique de Luxembourg soit la première au monde à être neutre en carbone."
Le programme d'investissement prévoit encore le transfert du centre de recherche d'Esch à Esch-Belval.
Le LCGB salue l'accord d'ArcelorMittal avec le ministère. Il serait bon pour la pérennité et la durabilité de la sidérurgie luxembourgeoise.
Le syndicat demande maintenant une entrevue avec la direction et la délégation du personnel afin d'être informé des détails des investissements, notamment d'un impact éventuel sur l'emploi, a expliqué le LCGB dans un communiqué publié mercredi matin.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: