Justice Affaire du "CSV Frëndeskrees": le procès se poursuit

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Au troisième jour du procès, qui aurait dû être le dernier, l’avocate de Frank Engel a parlé d’un "putsch" contre son client.

Il aurait dû s’agir du dernier jour du procès de l’affaire « CSV-Frëndeskrees », avec les plaidoiries des avocats des accusés et ensuite le réquisitoire du parquet. Mais l’audience a commencé avec plus d’une heure de retard.

Le volet intéressant du procès était comment on en était arrivé à l’avis juridique suite auquel Frank Engel a été dénoncé au Parquet. Les avocats maintiennent qu’il ne tiendrait pas la route et que, selon eux, tout ça ne constituerait pas une affaire pénale. L’avocat qui l’a rédigé, ne pouvait pas avoir eu connaissance de tous les faits de l’affaire, selon leur conclusion. Entre autres choses, il n’aurait pas su que l’ex-président du parti aurait effectué sa mission, et qu’il ne s’agissait manifestement pas d’un rapport de travail fictif, dont personne ne savait rien.

L’avocate de Frank Engel, Maître Lydie Lorang, a ensuite brossé le tableau d’un putsch du groupe parlementaire contre le président du parti de l’époque. Il y aurait eu une crainte que son client puisse être réélu par la base. Ce ne serait qu’ainsi que s‘expliquerait que la dénonciation ait été jouée en même temps auprès du parquet et de la presse, que tout ait été assez vite public. Après tout, les élections internes étaient imminentes. "C’est un putsch qui est indigne de la part d’un si grand parti", a dit Lydie Lorang. "Je suis membre du CSV, je suis outrée."

Certains membres du groupe parlementaire sont la cible des plaidoiries des avocats des autres accusés. Ainsi Maître Daniel Baulisch souligne-t-il dans sa plaidoirie la pression extrême exercée sur ceux qui ont signé la dénonciation. "Des juristes remarquables" et "des gens intelligents" tels que Gilles Roth et Léon Gloden, auraient notamment dit à des gens qui ne sont pas juristes, qu’ils devaient signer. "Il faut se demander s’il n’y avait pas des arrière-pensées (…)", selon Daniel Baulisch.

Pour souligner la gestion des dépenses du CSV, il a été question du bureau de Marc Spauz. Ce dernier aurait également coûté 20.000 euros et aurait été approuvé sans qu’une grande instance ait donné son avis. Là, personne ne se serait posé de questions. Que le virement des charges sociales pour Frank Engel ait été effectué aurait été l'usage. Il se serait agi d’une décision commune avec le trésorier. Le bilan comprenant le montant aurait aussi été approuvé plus tard par lui, souligne Maître Frank Rollinger.

Les plaidoiries n’étant pas terminée, le procès se poursuivra mardi.

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