ParlementAdoption de trois nouvelles mesures d'aides aux entreprises

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Les députés sont tous d'accord: il faut soutenir les entreprises. Malgré cela, l'opposition n'épargne pas ses critiques vis-à-vis des textes législatifs.
© AFP

Il faut aider le entreprises. Tous les députés étaient d'accord sur ce point jeudi après-midi à la Chambre, où trois projets de loi destinés à soutenir les entreprises dans le contexte de la pandémie, ont été adoptés. Une compensation à la hausse du salaire minimum pour les entreprises les plus touchées par la crise, une nouvelle aide financière directe pour les coûts non couverts et la prorogation du fonds de relance, ont été votées. Les discussions n'ont toutefois pas manqué.

Aide plafonnée pour les coûts non couverts

L'aide directe pour les coûts non couverts et le fonds de relance visent surtout l'Horeca et les secteurs du tourisme et de l'événementiel. Ces deux mesures sont non-remboursables et non-imposées et doivent être sollicitées chaque mois par l'entreprise, qui doit cependant choisir entre l'une ou l'autre. Les aides directes ont un plafond, comme l'explique le député libéral et rapporteur du projet de loi, Guy Arendt:

"Pour les micro-entreprises, le plafond est de 20.000 euros par mois, pour les petites entreprises, de 100.000 euros et pour les entreprises moyennes et les grandes entreprises, la limite est de 200.000 euros."

Pas suffisant pour le CSV

Une entreprise moyenne ou grande peut donc recevoir en tout un million d'euros pour les mois de novembre à mars. Le CSV a réclamé que ce plafond soit porté à 3 millions d'euros. Marc Spautz a reproché au gouvernement que les aides en général n'aillent pas assez loin:

"Je m'engage ici en faveur des restaurants, pour qu'ils obtiennent 100%, quand le gouvernement décide que les restaurants sont fermés. Et c'était monsieur Bettel, qui disait ici à la tribune il y a six mois: Cela coûtera ce que cela coûtera! Si quelqu'un dit cela, il doit aussi l'appliquer dans les faits, et ça ne s'est pas fait ici."

La Gauche regrette l'absence de référence à l'emploi

Les députés du parti "déi Lénk" ne sont pas opposés par principe aux aides, mais ils regrettent que rien ne figure dans les textes sur le maintien dans l'emploi. Le régime d'aides aurait un arrière-goût amer pour les salariés, selon Marc Baum:

"Aurait-ce été trop demandé que les entreprises s'engagent pendant cette période, où elles sollicitent des subventions publiques directes, qui ne sont pas remboursables, à ne pas licencier de salariés? Cela n'aurait pas été trop demandé!"

Le député de la Gauche a en outre déclaré qu'il est compliqué de conserver une vue d'ensemble des différentes aides. Le gouvernement devrait pratiquer une politique d'information proactive, surtout pour les petites entreprises et, pour ainsi dire, prendre les gens par la main pour attirer leur attention sur les différentes possibilités.

Toute aide aux entreprises doit être soutenue, selon l'ADR

Seules les entreprises qui se sont retrouvées en difficultés à cause de la crise du coronavirus, peuvent profiter de cette aide. Le député ADR Fernand Kartheiser a affirmé que selon son parti, il faudrait voir à ce que le moins d'entreprises possible doivent fermer leurs portes:

"Cela intervient dans une grande mesure dans la vie économique. Et il serait évident pour nous qu'au moins pour la durée, une compensation soit prévue, ce serait simplement normal."

Selon l'ADR, la loi n'est pas suffisamment généreuse. Les députés ont malgré tout voté le texte, parce que, selon Fernand Kartheiser, toute mesure d'aide aux entreprises, doit être soutenue.

A propos du projet de loi relatif à la compensation à la hausse du salaire minimum - qui va augmenter de 2,8% au 1er janvier 2021 - pour les entreprises, sa rapportrice, Carole Hartmann, précise:

"Une entreprise recevra 500 euros par salarié temps-plein embauché avant le 31 décembre 2020, qui a une rémunération supérieure ou égale au salaire minimum ou inférieure ou égale au salaire minimum qualifié. Tout salarié en activité sera pris en considération. Cela n'exclut pas ceux qui sont en incapacité de travail. Seuls ceux qui sont en chômage partiel ne sont pas pris en considération".

 

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