Faible en quantité, fort en goûtÀ quoi s'attendre avec le millésime luxembourgeois 2026 ?

RTL Infos
Le monde viticole luxembourgeois devra s'accommoder d'une année hors norme. Mais à défaut de quantité, ce millésime 2026 a pu sauver l'essentiel : le goût.

Comme les producteurs l'avaient laissé entendre en juillet lors de la fête du vin à Ehmen, le millésime luxembourgeois 2026 sera de bonne qualité... Mais il faudra faire une croix sur la quantité.

La ministre de l'Agriculture, Martine Hansen, a participé aux vendanges dans les vignobles de l’Institut viti-vinicole à Remich. Après un été marqué par la canicule et la sécheresse, le premier constat est net : les vendanges ont été organisées très tôt. "Les premières grappes ont été récoltées dès le 17 août à Wintrange, un record de précocité" souligne le ministère. Tout le calendrier s'est même bousculé avec une végétation en avance depuis l'hiver.

Les viticulteurs, qui exploitent près de 1.165 hectares, n'ont pas été inquiétés par les maladies fongiques mais le manque d'eau a ajouté de la contrainte et du stress sur les plants les plus jeunes.

Résultat de cette météo et de cette évolution climatique exceptionnelle, les viticulteurs s'attendent à des quantités récoltées en baisse, en dessous de la moyenne. "Les grappes sont saines et présentent une belle concentration aromatique. Vu le manque d’eau, elles restent néanmoins petites."

La baisse tant attendue des températures fin août et le passage de quelques précipitations aura toutefois permis de sauver le plus important : le goût. "Si les quantités de la récolte restent faibles, nous pouvons nous attendre à des vins équilibrés, généreux et expressifs", a déclaré Martine Hansen.

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