
“Ce gouvernement est au pouvoir depuis deux ans et s’il n’a encore fait de grosse connerie, c’est uniquement grâce à notre résistance”, a lancé mardi soir Nora Back, présidente de l’OGBL, devant près de 700 personnes qui se sont mobilisées pour assister à la conférence des délégués, mardi soir au Parc Hôtel Alvisse à Dommeldange. A ses côtés, et sur font de nouveau logo de l’Union des syndicats, Patrick Dury, le président du LCGB.
Les revendications de l’Union des syndicats comportent une dizaine de thèmes qui préoccupent les salariés au quotidien, présentés par Nora Back, dont la réduction du temps de travail, l’instauration de pauses, de périodes de référence, d’heures supplémentaires et de 30 jours de congés payés, soit six semaines par an.
Ces revendications constituent un contrepoids aux propositions de l’UEL (Union des Entreprises Luxembourgeoises). Les entrepreneurs formulent des exigences de plus en plus radicales, souhaitent supprimer toute forme de pauses et de temps de repos. Ils estiment que les employés ne travaillent pas assez, qu’ils sont tous fatigués par nature et qu’ils devraient tous travailler davantage. Ces mêmes employeurs préféreraient que les employés restent discrets et passifs. Qu’ils soient bons et produisent pour leur apporter des gains, distillent les syndicats.
Patrick Dury, coprésident du front syndical, a souligné que le catalogue de revendications du front syndical est axé sur l’individu et sa famille. Il sert directement les intérêts du salarié et défend des conditions de travail décentes.
Mais il serait également au service des entreprises, car les employeurs oublient parfois que des employés satisfaits, qui parviennent à concilier vie professionnelle et vie familiale, sont essentiels à la réussite et au développement durable des entreprises.
Le front syndical a également souligné que la santé serait son prochain grand combat. Un sujet qui touche à ce que chaque personne a de plus précieux.