
Private Banking Group a fait le bilan de l'année 2021 lors d'une conférence de presse ce vendredi durant laquelle les journalistes ont pu entendre que la hausse des taux d'intérêts était "accessoire".
48 banques privées étaient répertoriées au Grand-Duché l'année passée, soit 18 de moins qu'en 2018. Mais les représentants du secteur n'ont pas de raison de trop s'en faire, puisque le montant total des sommes gérées par ces banques atteignait des nouveaux sommets en 2021. Un nouveau record de 600 milliards d'euros a été franchi, alors qu'il y a dix ans, le Luxembourg n'en comptait même pas la moitié.
Pierre Etienne, chef de Private Banking Group, reste cependant prudent concernant cette année: "2022 sera plus compliquée pour le secteur. Cette somme record enregistrée en 2021 ne sera plus aussi élevée car les marchés sont en perte de vitesse. Nous savons que nous travaillons dans un business cyclique, les bourses peuvent baisser mais également remonter".
Le bilan reste toutefois positif car les banques enregistrent de nouveaux clients plutôt fortunés en permanence. Le nombre des clients dont la fortune gérée par les banques privées dépasse les 20 millions d'euros n'a fait que grimper ces dix dernières années pour atteindre désormais les 61%. Ce n'est donc pas une surprise si la hausse des taux d'intérêts ne touche pas trop les activités des banques privées.
"Nos clients peuvent profiter du cash qu'ils détiennent", explique Pierre Etienne, "les taux élevés pourront cependant causer des problèmes dans d'autres secteurs, comme celui du crédit. Les clients devront alors emprunter de l'argent à des taux plus importants".
Le chef du groupement des banques privées tient enfin à rassurer en confirmant que le Luxembourg reste un choix prisé pour ces établissements, "notamment grâce à la législation et la stabilité socio-politique du pays".