Avant son ouverture40 magistrats ont testé le nouveau centre pénitentiaire de Sanem

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Mercredi, 40 magistrats sont sortis libres du futur centre pénitentiaire de Sanem, après y avoir passé une nuit, dans le cadre d'une expérimentation.
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Quand la petite porte du grand bâtiment gris du nouveau Centre pénitentiaire d'Uerschterhaff à Sanem s'est ouverte mercredi à 9h00, l'ambiance était bonne: 40 magistrats retrouvaient leur liberté.
Une cinquantaine de personnes en tout - magistrats, fonctionnaires du ministère de la Justice et de l'Administration pénitentiaire - ont été "détenues" pendant 22 heures. Sans téléphone portable, sans internet et sans contact avec le monde extérieur. Elles devaient apprendre dans des conditions réelles ce que signifie être emprisonné. Elles qui décident quand une personne doit être placée en détention préventive.

"C'était une belle expérience", dit Martine Solovieff, Procureure générale d'Etat. Une fois, pour savoir ce que signifie être emprisonnée, mais aussi à cause de l'échange. La procureure a été particulièrement impressionnée par le bruit de la clé dans la serrure quand la porte se ferme, et que vous savez que vous êtes enfermé.

Les détenus d'un jour ont ensuite participé à la routine quotidienne normale, dormant dans des cellules individuelles équipées de manière rudimentaire mais disposant d'une télévision avec 120 programmes. L'absence de réveil ou d'horloge a dérangé la Procureure, le seul moyen de savoir l'heure étant d'allumer la télévision. Un jeune juge a trouvé le lit un peu dur, mais sinon tout était bien.

Christine Goy, secrétaire générale au ministère de la Justice a également participé à cette expérimentation. Elle a pris conscience de l'importance du sport en prison. "C'est le seul moment, où vous vous sentez vraiment libre", dit-elle, "plus encore que lors de la sortie dans la cour."

Le centre pénitentiaire, qui pourra accueillir jusqu'à 400 détenus en détention provisoire, ouvrira ses portes le 5 décembre. Pour le directeur du Centre pénitentiaire, Jeff Schmit, le test était d'une grande importance. Certains processus pourront encore être optimisés: par exemple, lorsqu'une alarme se déclenche, où doit-elle précisément être entendue. Jeff Schmit garde une bonne image de ces détenus d'un jour: "Ils se sont tous comportés de manière exemplaire."

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