Frontaliers français34 jours de télétravail, on y est presque

Thomas Toussaint
Le Luxembourg et la France ont signé aujourd'hui l'avenant pour autoriser les frontaliers à télétravailler 34 jours par an dès l'année prochaine.
© Jenny Ueberberg / Unsplash

Les 34 jours de télétravail promis aux frontaliers français sont en bonne voie. Ce lundi 7 novembre, les gouvernements français et luxembourgeois ont signé l'avenant pour faire passer le seuil de 29 à 34 jours. Il ne manque que la ratification par les deux parlements.

Dès 2023, les frontaliers pourront télétravailler jusqu'à 34 jours par an tout en restant imposés au Luxembourg. "Ces dispositions ont vocation à bénéficier essentiellement aux nombreux frontaliers qui se rendent quotidiennement au Luxembourg pour y travailler" a déclaré le ministère des Finances.

Mieux: le gouvernement luxembourgeois considère cette avancée comme une étape, "le temps de définir, avant la fin de l'année 2024, une solution pérenne". Signe que le Luxembourg souhaite offrir davantage de télétravail à ses employés frontaliers.

L'année 2023 sera aussi synonyme de changement pour les entreprises luxembourgeoises: grâce à un nouveau projet de loi français, elles n'auront plus qu'une simple déclaration à effectuer pour leurs employés frontaliers ayant recours au télétravail. Une solution qui devrait faciliter les démarches des employeurs.

Au niveau européen, une réflexion est également menée pour créer un "statut de frontalier" qui permettra d'aller plus loin que le seuil social des 25%. Seuil qui limite aujourd'hui le télétravail à 25% du temps de travail annuel.

Au-delà, les frontaliers basculeraient sur le système de sécurité sociale de leur pays de résidence. Et perdraient d'office les aides reçues au Luxembourg, comme l'allocation familiale par exemple. Sans compter un changement de système de retraite, plus avantageux au Luxembourg.

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