
Cette année encore, le secteur horeca pourrait avoir un défi à relever. Soutenu par l'État lors de la crise du coronavirus, qui avait mis toute l'activité à l'arrêt, le secteur fait cette fois face à une nouvelle épreuve.
Dans sa note de conjoncture de ce lundi 25 mars, le Statec constate que l'emploi y conserve "une tendance relativement dynamique en 2023", contrairement aux autres secteurs du pays. Mais l'évolution est contrastée: "plutôt favorables pour la restauration classique ainsi que pour les traiteurs et la restauration collective, plutôt défavorables pour l’hébergement et les débits de boisson".
Ainsi, fin 2023, l'horeca embauchait plus qu'en 2019 mais avec des effectifs inégaux:
Concernant l'hébergement, le Statec constate que le nombre d'arrivées dans les établissements est en hausse mais que le nombre de nuits a tout de même baissé.
Pour 2024, le Statec n'a pas de prévisions encourageantes: "La bonne tenue de l’emploi dans l’Horeca est peu susceptible de perdurer cette année."
Le nombre d'heures travaillées tend à se stabiliser et le taux d'emplois vacants a baissé dans le secteur. Un mauvais signal, conséquence d'une activité ralentie: les entreprises veulent moins recruter.
Surtout, les enquêtes réalisées auprès des restaurateurs "témoignent d'une perte de confiance" depuis bientôt un an. La faute à une demande moins grande de la part des consommateurs. Réaction logique de ces derniers, contraints de limiter certaines dépenses alors que leur pouvoir d'achat subit l'inflation. Décidément, 2024 ne sera pas de tout repos pour l'horeca.