Violente agression à Esch en 202320 ans de prison requis contre un toxicomane qui avait tabassé un acolyte

Diana Hoffmann
A Esch-sur-Alzette en octobre 2023, un homme avait brutalement tabassé un autre homme parce qu'il pensait que sa petite amie avait été insultée.
© Diana Hoffmann / RTL

Le 12 octobre 2023, la Place communale d'Esch-sur-Alzette était le cadre d'une violente agression, au cours de laquelle un homme a été violemment frappé au visage. Grâce à l'intervention rapide de la police, le pire a probablement pu être évité.

Comme bien souvent, des toxicomanes locaux s'étaient réunis à côté de la mairie pour consommer de la drogue. La future victime partageait un joint avec la copine d'un autre membre du groupe. Après avoir tiré sur le joint, elle l'a jeté par terre devant la femme, parce que celle-ci était assise trop loin pour qu'elle puisse le lui passer. "Comme on le fait chez nous", a ajouté à la barre l'homme de stature fluette. La femme a alors dit à son compagnon: "Regarde, il me traite comme un chien". Après quoi la situation a rapidement dégénéré et le compagnon en question a frappé la victime. 
"Après avoir fini de me maltraiter, il était devant moi avec le couteau. Avec le manche, il m'a frappé à la tête", a expliqué l'homme visiblement anxieux.
 
Ce dernier n’a toutefois pas subi de coups de couteau. Mais il a eu un os du visage fracturé, sa vue est affaiblie aujourd'hui, il a eu deux vertèbres brisées ou foulées et son œil était enflé au point d'être complètement fermé. Il présente plusieurs cicatrices sur la tête et il a toujours des problèmes d'ordre psychologique pour surmonter tout cela. "Chaque fois que je le vois à Esch, je crains que cela aille à nouveau aussi loin. Mais il me laisse tranquille", a souligné la victime, qui a aussi déclaré au juge toujours consommer de la cocaïne. Mais il consomme seulement chez lui, il ne fréquente plus le milieu toxicomane. 
 
L'accusé est actuellement en liberté et il ne s'est pas rendu dans la capitale pour le procès. Il semble qu'il ne s'occupe plus de son dossier non plus et qu'il n'ait pas d'avocat. 
 
"Il a véritablement disjoncté et il s'est défoulé sur la victime", a indiqué la représentante du parquet dans son bref réquisitoire. Elle a demandé au juge de retenir la charge de tentative d'homicide, car il ne peut être exclu que l'agression aurait pu conduire au décès de la victime. L'expert psychiatre n'a constaté chez l'accusé aucune maladie, aucun trouble qui puisse expliquer son comportement. Le policier, qui était sur les lieux le jour des faits a témoigné devant le juge qu'il était rapidement apparu aux agents que l'agresseur était sous influence de stupéfiants ou de l'alcool, "car il n'agissait pas tout à fait normalement". La procureure estime que l'accusé n'est toujours pas conscient à ce jour de sa responsabilité. 
 
Pour une tentative de meurtre, des peines de 20 à 30 ans de prison sont prévues. L'accusé n'ayant pas d'antécédents notables, le parquet a requis 20 ans de prison. La partie civile réclame en outre 20.000 euros de dommages et intérêts.

Le verdict sera rendu le 13 mars.

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