
A l'occasion de la Journée internationale du sport féminin, mercredi,14 communes au Luxembourg organisaient différentes activités, pour attirer l'attention sur ces injustices.
Cette journée a été lancée en France en 2014, après qu'il ait été constaté que le sport féminin restait peu médiatisé par rapport au sport masculin. Au Luxembourg, cette initiative est soutenue par le "Nationale Fraerot", le Conseil national des femmes. Il s'agit avant tout que le sport féminin et les inégalités obtiennent une plus grande visibilité.
Il est important d'encourager les jeunes filles, explique Norma Zambon, responsable des sports à la mairie d'Esch-sur-Alzette:
"Il est simplement important de dire aux jeunes filles, aux femmes: 'Faites du sport.' Elles aussi ont le droit de bouger et de prendre leur responsabilité. Je crois que sur 60 fédérations sportives, nous n'avons que cinq présidentes. Nous avons très peu de secrétaires féminines. Tous les postes décisionnels sont toujours occupés par des hommes."
Les inégalités vont encore plus loin. En cas de victoire, les primes sont la plupart du temps moins élevées chez les femmes que chez les hommes. Des stéréotypes, des préjugés et des responsabilités injustement réparties, tout cela mène à ce qu'il y ait moins de femmes qui pratiquent activement un sport. Par ailleurs, la visibilité du sport féminin est beaucoup plus faible.
Les communes ne pourront pas changer la situation à elles seules, affirme Ed Buchette, responsables des sports à la mairie de Mamer:
"Le message est très simple: 'Ose. Tout le monde doit participer.' S'il y a des obstacles, il convient d'en informer la commune et la commission des sports afin que nous puissions intervenir. Pour que les conditions soient optimales."
L'objectif est de proposer une offre plus large aux femmes et aux filles. La sensibilisation aux injustices est également importante, tout comme la lutte contre les stéréotypes. Le souhait est d'offrir un lieu sûr en luttant contre les abus et le harcèlement dans les clubs sportifs.
Mais tout évolue correctement, selon Simone Beissel, échevin de la Ville de Luxembourg et membre de la commission des sports:
"Je dirais que nous allons dans la bonne direction. De plus en plus de communes entendent que cette journée existe, qu'il y a un collectif. De sorte que de plus en plus de communes participent et prennent conscience que les filles et les femmes sont plus motivées et ont plus envie, car on leur offre davantage. Pour les communes, c'est positif."
Les activités proposées par les communes participantes sont diverses, allant de films à des expositions. L'espoir est de valoriser la place des femmes dans le sport.