Moselle Nord"Une rentrée de tous les risques" pour TeMo, présent sur tous les fronts

Nathan Muller
Le président de TeMo (Territoires et Mobilités Moselle Nord) Rémy Dick a présenté les chiffres clés de cette rentrée 2026 pour le transporteur. L’occasion de revenir sur les nouveautés des bus TeMo cette année, et d’évoquer la suppression des navettes scolaires à Hayange et Florange.
© Nathan Muller

Je peux le dire aujourd’hui : c’est un succès.” Rémy Dick, président de TeMo et maire de Florange, peut s’en vanter 18 mois après la création de Temo. “Nous avons vendu plus de 6.500 abonnements scolaires pour le moment, contre 5.700 à la même période l’an dernier”, ajoute-t-il. Le bus, qui dessert 52 communes du nord de la Moselle, dispose désormais du paiement par carte bancaire, ainsi que d’une application mobile qui permet de suivre les bus en direct, et régler ses trajets. Autant de nouveautés qui s'ajoutent également à l’élargissement de la flotte de bus : on comptera environ 70 bus d’ici la fin de l’année. “Nous sommes sur un programme d'investissement qui se sépare des grands projets, et qui s’élève à environ 21 millions d'euros depuis trois ans”, raconte Rémy Dick. Cette somme ne concerne pas les futurs bus à haut niveau de service, qui devraient arriver fin 2028.

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Dans son offre, l’un des objectifs du réseau TeMo est de développer et fiabiliser l’offre en termes de bus dans tout le nord de la Moselle. Pour que les usagers, et notamment les frontaliers, délaissent leurs voitures au profit du bus. “Il faut pouvoir rétablir la confiance avec l’usager. Et pour se faire, il faut que les solutions logicielles soient complètement maîtrisées, et que le système de bus soit simple d’utilisation”, explique le maire de Florange. Pour le moment, des problèmes informatiques ont touché quelque 1.000 voyageurs et leur carte. Mais ces défaillances ne les ont pas empêchés de réaliser leur trajet. “Nous l’avions annoncé il y a plus d’un an déjà : cette rentrée était une rentrée de tous les risques” selon le maire de Florange.

Des questions persistent autour d’Hayange et Florange

À quelques jours de la rentrée des classes, le maire RN de la commune d’Hayange Fabien Engelmann avait provoqué une énorme polémique en supprimant les navettes pour 85 enfants d’école primaire. La faute à un coût trop élevé. En réaction à la colère de nombreux parents d’élèves, TeMo avait apporté une première solution en “adaptant son offre de transport sur la commune pour répondre au besoin des familles.” Dans le communiqué, le transporteur demandait à la ville “d’apporter les moyens nécessaires pour garantir un accompagnement des élèves hayangeois”, sans quoi TeMo n’agirait pas. Depuis, un agent a été recruté pour accompagner les enfants jusqu’au bus. “Si on parle de scolaires dans les transports, il faut trouver des solutions pour qu’ils puissent rentrer dans des transports publics partout”, explique Rémy Dick, qui n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur le sujet.

La situation est également similaire à Florange, la commune de Rémy Dick, où des navettes scolaires ont été supprimées. À nouveau pour des raisons économiques. Des solutions ont été trouvées, mais là encore rien de concret sur le long terme. “Notre enjeu aujourd’hui, c’est qu’il n’y ait pas un débat par commune. On a 52 communes adhérentes au territoire, il ne doit en aucun cas y avoir d’exception”, a déclaré le président de TeMo. Il avait déploré la méthode du maire d’Hayange “qui supprime un service indispensable à quelques jours de la rentrée scolaire”.

Des discussions seront menées d’ici 2027 entre TeMo et les communes, pour éviter qu’une situation similaire se reproduise, et que d’autres parents s'arrachent les cheveux de rage.

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