Mère et fille mortes dans la MarnePossible infanticide suivi d'un suicide

RTL Infos
Le procureur de la République de Reims a annoncé mercredi lever la garde à vue pour meurtre de l'homme soupçonné d'avoir tué sa compagne et sa fille lundi dans la Marne, l'hypothèse d'un meurtre de l'enfant par sa mère, suivi d'un suicide, étant désormais envisagée.
© AFP

J’estime en l’état (...) que je ne dispose pas de suffisamment d’éléments pour envisager de présenter (cet homme) devant un magistrat instructeur et solliciter à ce stade sa mise en examen pour homicide(s)”, a expliqué le procureur Matthieu Bourrette au cours d’une conférence de presse.

Trois hypothèses d’enquête peuvent être retenues à ce stade”, a-t-il détaillé: le meurtre de l’enfant par sa mère suivi du suicide de celle-ci, le double meurtre commis par le père, et, “hypothèse la moins solide des trois”, le meurtre de l’enfant par sa mère suivi du meurtre de la mère par le père.

L’homme, né en 1974, “à l’issue de sa garde à vue pour homicide”, a été remis en garde à vue, cette fois du chef d’enlèvement en bande organisée. Les parents sont en effet soupçonnés d’avoir enlevé leur fille de neuf ans en février, alors que, placée auprès de l’Aide sociale à l’enfance, elle déjeunait avec une éducatrice.

Le procureur a qualifié le couple, au casier judiciaire vierge, de “marginaux, socialement très défavorisés”, appartenant à la communauté des gens du voyage.

La mère, également née en 1974, et sa fille, avaient été découvertes mortes par balles lundi après-midi dans une caravane à Loisy-sur-Marne, alors que la police lançait une opération après avoir localisé la famille.

Une quinzaine d’hommes au total (...) approchaient de la caravane en colonne d’assaut”, lorsqu’ils ont entendu deux coups de feu, a rapporté le procureur.

Le père avait lui été découvert “accroupi dans un coin de la caravane”.

Tenant un discours “cohérent et lucide” en garde à vue, il a affirmé que se rendant compte de l’intervention policière, sa femme avait tiré une balle dans la tempe de leur fille avant de retourner l’arme contre elle.

Son épouse “lui avait indiqué qu’il n’était pas question de se laisser appréhender vivants, ni que leur fille puisse être à nouveau placée”, les parents suspectant “qu’elle avait pu être violée alors qu’elle était placée”, a expliqué le procureur.

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