
La direction a lancé début janvier une ouverture de capital, avec 7.000 actions proposées à 120€ l’unité. L’objectif : lever entre 420.000 et 840.000 €, une somme indispensable pour moderniser les fours, renouveler les équipements et augmenter la capacité de production d’environ 30%. Les investisseurs ont jusqu’au 6 février 2026 pour se positionner.
En parallèle, la manufacture poursuit une campagne de financement participatif, déjà soutenue par plus de 100.000 € de dons. Les contributeurs peuvent notamment acquérir des pièces créées spécialement pour l’opération, comme les tortues signées Jean‑Charles de Castelbajac.
L’entreprise, qui emploie 34 à 36 salariés selon les sources, revendique un savoir‑faire unique inscrit à l’Unesco et collabore avec de grandes maisons du luxe comme Dior, Cartier ou Vacheron Constantin. Son président, Martin Pietri, assure que la manufacture repose sur « des fondations solides » et ambitionne un retour à une exploitation pérenne dès 2026.
Le tribunal de commerce de Val‑de‑Briey doit examiner le plan de continuation le 19 février, une étape décisive pour l’avenir de la dernière manufacture au monde à maîtriser l’émail cloisonné à ce niveau d’excellence.