
“Non, nous n’avons pas de liens avec l’armée chinoise et non, vos appareils continueront à fonctionner.” C’est le message que l’entreprise de téléphonie Huawei voulait (devait) faire passer sur ses différents marchés européens.
Présent jeudi au Grand-Duché par l’intermédiaire de son directeur des marchés belges et luxembourgeois, Allen Yao, le géant chinois était avant tout là pour tenter de rassurer ses clients.
Il faut dire qu’entre les soupçons d’espionnage en lien avec l’armée chinoise, encore renforcés jeudi matin par l’AFP, et la guerre économique que se livrent les États-Unis et la Chine, il y avait de quoi s’inquiéter. “Il y a eu beaucoup d’incompréhension” a déploré le porte-parole de Huawei Jurgen Thysmans. En particulier du côté des clients qui possèdent déjà un appareil et soucieux de savoir s’ils pourront toujours s’en servir normalement.
À leurs inquiétudes, Allen Yao répond que Huawei continuera à mettre à jour ses produits et que les (très) nombreuses applications sous Android seront toujours accessibles. Idem les produits lancés en partenariat avec Microsoft. Et ce en dépit des sanctions américaines, dont Google doit appliquer la loi. “Rien n’a changé et rien ne changera” assure le directeur. Un discours repris sur le site du géant de la télécommunication, qui assure que ses appareils “continueront à recevoir des correctifs de sécurité et des mises à jour Android”. Le constructeur a publié une liste de ses derniers téléphones qui seront mis à jour.
Face aux sanctions américaines (blocage de la 5G sur son territoire, interdiction de l’usage des technologies américaines) Huawei cherche maintenant à chouchouter son marché européen, où il pèse déjà plus lourd qu’Apple. Au Luxembourg, l’objectif reste inchangé: grossir jusqu’à atteindre 20% du marché d’ici les deux prochaines années. Et si un léger ralentissement est à craindre, la croissance de Huawei devrait rester “très solide” assurent les deux hommes, qui en ont profité pour annoncer que l’entreprise reconnaîtra bientôt un “premier réparateur agréé au Grand-Duché”.