
Une nouvelle arnaque sévit sur Facebook, rapporte cette semaine le journal Le Monde: de fausses annonces d’accidents graves. Exemple avec ce post qui est publié sur un groupe régional de petites annonces: «A votre attention s’il vous plais [sic]. Un accident mortel vient de se produire tout à l’heure. Il y a 3 morts et 7 blessés, dont trois grièvement ça fait très mal voici quelques photos des personnes blessés non identifiés [sic]. Connectez vous en cliquant sur le lien suivant pour voir si vous reconnaissez des personnes».

Les photos sont impressionnantes, et il est évidemment tentant de cliquer dessus, ne serait-ce que pour savoir si un proche est peut-être impliqué. Mauvaise idée: il s’agit en effet d’une tentative de “phishing” ou hameçonnage, bref, une technique pour obtenir vos données personnelles et voler votre identité sur Facebook.
Car en cliquant sur le lien, vous tombez directement sur une interface de connexion Facebook. Ce qui est anormal, puisque vous êtes censé être déjà connecté. Cette interface est fausse, mais parfaitement reproduite. Seul l’URL anormal de la barre d’adresse peut vous indiquer qu’il y a un soucis, même si, hélas, le “https” et le “cadenas vert” sont bien présents et peuvent vous induire en erreur.
Ainsi, si vous entrez votre identifiant et votre mot de passe, vous permettez au fraudeur de récupérer vos données et de se connecter à votre compte. À partir de là, non seulement il peut usurper votre identité, mais il peut utiliser toutes les informations qui s’y trouvent, y compris les numéros de téléphones ou des coordonnées bancaires, à des fins malveillantes.
Comment reconnaître ces fausses annonces? Le monde conseille notamment de faire une recherche inversée d’image sur Google. En effet, les photos utilisées pour ces faux accidents sont souvent récupérés sur d’anciens articles de presse.
L’absence d’éléments précis sur les accidents, leur contexte, leur lieu, etc., peuvent aussi vous mettre la puce à l’oreille. Enfin, méfiez-vous toujours de ces annonces formulées de façon douteuse et jouant sur l’émotionnel... Bref, appliquez cette règle d’or sur le Web: dans le doute, on s’abstient!