Première à réagir, l'Islande a annoncé mardi avoir convoqué la veille l'ambassadeur américain à Reykjavik "pour lui signifier clairement que cette image était totalement inappropriée".
Le président américain est coutumier des publications controversées sur Truth Social.
Il a posté la "carte" en cause sans légende lundi, au milieu d'une centaine de messages mis en ligne sur son fil au cours du long week-end de la Fête du travail (Labor Day).
Dans une publication Facebook, une agence de tourisme islandaise a réagi avec humour et une pointe de diplomatie à la publication, par le président américain, d’une carte où l’Islande, le Groenland, le Canada et le Mexique apparaissent comme faisant partie des États-Unis. Dans un message adressé à ses "fans américains", le pays a proposé une contre‑offre inattendue : rebaptiser l’ensemble "United States of Iceland".
Pour étayer cette alternative, la page "Guide to Iceland", suivie quand même par plus d'un millions de personnes, met en avant ses atouts — soins de santé universels, éducation publique gratuite, solide filet social, démocratie robuste, liberté de la presse élevée, absence d’engagements militaires à l’étranger, protections des droits humains… et, concède‑t‑elle, quelques volcans.
Avec humour, Reykjavik invite donc les Américains à trancher : préféreraient‑ils devenir citoyens des “États-Unis d’Islande” ou rester ceux des États-Unis d’Amérique ?
Outre l'Islande, on peut y voir la bannière étoilée recouvrir le Canada, en guerre commerciale avec Washington et dont Donald Trump rêve de faire le 51e Etat des Etats-Unis, le Groenland, territoire autonome danois, mais aussi le Mexique, Cuba et la République dominicaine ou encore la Jamaïque, les Antilles françaises et les autres îles des Caraïbes.
Le président américain a publié sa multitude de messages à un rythme accéléré, une soixantaine sur la journée de dimanche, 37 en 10 heures lundi, selon un décompte de l'AFP.
Comme souvent, il a multiplié les affirmations invérifiables, notamment sur l'état de l'économie iranienne que Washington entend asphyxier, et fait de nouveau montre d'un recours immodéré aux images générées par intelligence artificielle.
Donald Trump s'est ainsi mis en scène recevant George Washington dans le Bureau ovale ou habillé en joueur de hockey, menaçant le Premier ministre canadien Mark Carney de coups de crosse.
Des publications le montrent aussi en héros du combat contre l'Iran ou dans un univers de science-fiction, aux commandes d'un vaisseau spatial survolant la Terre en proie à des explosions.
Outre ses revendications territoriales, le président républicain propose de rebaptiser le Nouveau-Mexique en "Nouvelle-Amérique".
Cette dernière prétention lui a valu une réponse sèche d'un de ses critiques les plus virulents, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom. "Ferme-la!", lui a intimé ce dernier sur X.