
Les spectateurs français l’ont connue chroniqueuse dans l’émission “Quotidien” ou miss météo sur Canal + dans “Le Grand Journal”. Après un passage à la radio sur France Inter et un retour devant les caméras, Alison Wheeler s’aventure depuis la fin d’année 2023 sur scène, où elle raconte ses contradictions avec humour mais aussi avec sincérité.
Vous avez répété à la télévision française l’an dernier que vous étiez un bébé dans l’univers du stand up. Votre tournée a débuté il y a un an et demi, cela veut-il dire que vous êtes désormais une ado ?
Alison Wheeler: “Oui, je suis en pré-adolescence ! C’est vrai que c’est un nouveau job pour moi, même si ce n’est pas si éloigné que ça de la télévision. J’avais besoin de prendre mes marques, d’appréhender ce nouveau métier. C’est une nouvelle façon de s’adresser aux gens. Quand on démarre dans le spectacle, seule sur scène, il faut y aller avec humilité. C’est comme apprendre un nouveau sport.”
Êtes-vous toujours aussi stressée avant de monter sur scène ?
“Je suis toujours un peu anxieuse, oui, mais le temps fait son petit effet. Ce n’est pas désagréable quand on s’habitue aux sensations de la scène. Le public est hyper bienveillant avec moi. J’ai pu remarquer que les gens aimaient beaucoup mes maladresses et mes imperfections. Se tromper fait partie du jeu. Il faut se dire que tout va se passer comme “pas prévu” et se laisser embarquer dans le live. C’est ce qui est magique sur scène.”
Vous êtes déjà venue au Luxembourg l’an dernier, au Conservatoire de la ville de Luxembourg. Cette fois, vous devriez jouer devant 1.150 spectateurs à la Rockhal.
“Wow! Je suis hyper contente d’aller jouer au Luxembourg. C’est génial de se dire qu’on a un public dans des villes où l’on n’a jamais été. C’est en cela que le spectacle va plus loin que la télévision, ça rassemble des gens. Mais sinon, j’avoue que je connais assez peu le pays.”
Allez-vous glisser un mot sur le Luxembourg dans votre spectacle?
“À voir! J’aime bien aller sur Google actu et voir ce qu’il s’est passé dernièrement dans les villes où je vais. Ça joue vachement sur le moral des gens, que ce soit positif ou négatif. Ça m’aide à me mettre un peu à leur place. Des fois je m’en sers, des fois pas. Mais j’aime bien savoir où je mets les pieds.”
Pourquoi avoir intitulé votre spectacle “La promesse d’un soir” ?
“J’adore les romans Harlequin un peu romantiques... Je voulais quelque chose qui représente mes contradictions. Celles que l’on peut ressentir à un certain âge quand on veut tout vivre, être à la fois dans la norme et s’en émanciper. Je suis quelqu’un de romantique et de désœuvrée en même temps, avec de grandes attentes mais aussi un grand désir d’émancipation. J’aimais ce côté envolée lyrique du titre.”
Avez-vous l’impression d’être un OVNI dans notre époque ?
“J’aimerais devenir une romantique revisitée, comme les plats au restaurant chez les chefs un peu dans le vent. Je n’ai pas envie d’abandonner ce qui m’a construite parce que ce serait artificiel. Mais c’est super aussi de se tourner vers la modernité, la jeunesse. J’adore voir ce qui se fait, les nouvelles représentations de l’amour, les nouvelles façons d’aimer, d’envisager le couple. Quand ces sujets sont abordés, j’adore écouter. Mais je ne fais pas semblant de tout maîtriser.”
Quelle est la part de réalité dans les histoires intimes que vous racontez sur scène ?
“Il n’y a quasiment que du vrai, j’exacerbe seulement un peu mes émotions. En réalité, je suis beaucoup plus introvertie que ce que je ne parais. C’est juste que la scène, c’est cathartique. S’exprimer sur soi pendant 1h20, ce n’est pas normal.”
Vous avez toujours aimé faire rire les gens ?
“Je ne sais pas si c’est dans mon ADN, ce serait intéressant de savoir... Mais gamine, j’avais un goût pour ça. C’est fédérateur et clivant, l’humour. Quand ça marche, ça peut créer des liens, de la complicité. Ça aussi, c’est magique.”
C’est quoi l’homme parfait, pour vous ?
“Bonne question. Est-ce que je veux d’un homme parfait ? Je n’en suis pas certaine. Ce qui est bien, c’est quelqu’un qui aime la remise en question, de curieux, qui a de l’humour et qui n’a pas trop de certitudes sur tout.”
Et le pire red flag ?
“J’ai du mal avec les gens qui n’aiment pas les animaux. C’est plus un red flag humain révélateur d’un tempérament qui ne m’attire pas trop.”
