
Au Luxembourg, il sera possible à l’avenir de construire plus rapidement et plus facilement. Pour atteindre cet objectif, un règlement national des bâtisses sera introduit pour l’ensemble du pays et, parallèlement, les procédures relatives aux PAG (plans d’aménagement général) et aux PAP (plans d’aménagement particulier) seront harmonisées et simplifiées. Le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, a présenté mardi matin le projet de loi correspondant à la commission parlementaire compétente.
Globalement, ces modifications ont été saluées par tous les partis. Cependant, plusieurs questions de détail ont été soulevées et certains points ont été considérés de manière plus critique. Meris Šehović, élu des Verts, craint par exemple que la protection de certains arbres en milieu urbain puisse être affaiblie.
"Ce qui me pose réellement problème, c’est la définition de l’arbre digne de protection telle que vous l’avez établie, car vous avez dit qu’un arbre est protégé à partir d’un diamètre de couronne de 12 mètres. Or, je pense que ce n’est probablement pas un problème à Rosport ou autre, où l’on trouve ce type d’arbres. Mais chez Madame Polfer, chez moi, dans les zones très urbanisées, les arbres le long des rues n'atteignent très souvent pas cette dimension, faute de place suffisante pour se développer."
Ce point concernerait principalement les villes de Luxembourg et d’Esch-sur-Alzette.
Frank Goeders, premier conseiller au ministère des Affaires intérieures, a indiqué que les textes pourraient encore être adaptés si des problèmes devaient apparaître dans la pratique.
Afin de garantir une meilleure perméabilité des sols, l’interdiction des jardins minéraux (jardins de pierres) est notamment prévue. Cette mesure a suscité quelques interrogations chez Tom Weidig de l’ADR.
"Comment cela fonctionnera-t-il concrètement ? Est-ce vraiment seulement lorsqu’on construit une nouvelle maison qu’on ne peut pas aménager un jardin entièrement recouvert de matériaux imperméables, ou cela concerne-t-il aussi les autres cas ? Si j’ai bien compris, cela ne s’applique qu’aux nouvelles maisons. Deuxièmement, si quelqu’un possède une maison et qu’une autre personne l’achète puis transforme le jardin en jardin de pierres, elle n’a pas besoin d’autorisation pour aménager ce jardin. A-t-elle alors le droit de le faire ou non ?"
Il lui a été répondu que les jardins déjà existants pourraient rester tels quels. En revanche, si des modifications sont envisagées, il faudra respecter les nouvelles règles, dont l’application devra être contrôlée par les communes.
Les nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2028.