
Impossible d’allumer la radio sans tomber sur un de ses titres il y a une dizaine d’années. Ben l’Oncle Soul s’est fait connaître en 2010 avec des tubes comme “Soulman”. Le chanteur a rencontré un succès presque immédiat, ce qui lui a valu trois disques de platine et une Victoire de la musique. Depuis, l’artiste a continué son bonhomme de chemin et sorti plusieurs albums dont le dernier au mois de mars 2025. Intitulé “Sad Generation”, il s’agit pourtant d’un “album positif” assure le chanteur dans une interview RTL.
“J’ai rêvé de plein de choses. J’ai rêvé d’être basketteur comme Michaël Jordan ou d’être peintre comme Picasso (rires). ”
L’artiste est impatient de remonter sur scène. Il promet une “soirée de découverte” à ceux qui viendront l’écouter, qu’ils le connaissent ou pas. “Pour les personnes qui apprécient la soul, le jazz, le blues et même le reggae, c’est un concert qui va être assez varié. Un bel hommage à cette culture qu’est la soul américaine. En live, ça fait danser”, annonce-t-il. Et il compte bien enflammer la scène du Casino 2000. “La musique, c’est mon sport, ma passion” ajoute-t-il avec conviction.
Pourtant, ça n’a pas forcément toujours été son objectif. “Je n’avais pas forcément prévu de faire ça de ma vie”, admet Ben l’Oncle Soul. Il nous raconte avoir rêvé d’être “basketteur comme Michael Jordan” ou “peintre comme Picasso”. “J’ai rêvé de plein de choses (rires) mais finalement la musique s’est présentée un peu comme une évidence. Cette proposition de Motown, chez Universal, ça a été un peu comme une main tendue vers ce métier.”
Tout a commencé avec le piano et le Gospel pour “Ben” qui a été introduit au monde de la musique dès sa majorité. À l’époque, il se cherchait encore. C’est d’ailleurs ce qui l’a mené à mené à son nom de scène. “On m’a demandé de trouver une tenue de scène. J’ai pris le nœud pap’ et les bretelles de mon grand père puis on m’a dit, ‘on dirait Uncle Ben’s’. Et j’ai répondu, ben voilà: Oncle Ben! (rires)”.
Depuis, Ben l’Oncle Soul a touché un peu à tout, à travers sa musique et celles des autres. De la Soul en passant par le Blues, le Jazz, le R&B ou encore le Hip Hop, il s’épanouit. “Je trouve ça bien de créer des ponts entre différents univers et d’inviter des artistes à venir faire un tour en studio. Je prête aussi volontiers ma voix sur les projets des copains”, nous confie-t-il. Se cantonner à un registre, ce n’est pas une option pour lui.

“Je suis métisse, mon père était d’origine martiniquaise, ma mère de l’Hexagone. Je ressens le besoin de réunir plusieurs influences pour me sentir comme à la maison”, explique-t-il. Si hier il chantait régulièrement en français, aujourd’hui ses albums sont plutôt en anglais. “Ce n’est pas pour la portée de la langue” assure-t-il. “C’est lié à mes influences comme la Soul des annèes 60-70. C’est ma culture ou du moins la culture que j’ai envie de porter.”
Il tient néanmoins à rassurer ses fans francophones. Son prochain album sera intégralement en français. “Je vous en parlerai plus en détail au moment voulu”, plaisante-t-il. Et si aujourd’hui le format de l’album est sérieusement remis en cause par les plateformes de streaming, il ne compte pas le délaisser. “J’ai toujours envie de composer un album avec un début, un milieu et une fin”, ponctue-t-il.
En attendant, il a toute une tournée à honorer dont une date ce samedi à Mondorf-les-Bains. L’occasion pour le public de découvrir sa nouvelle création “Sad Generation” et, il l’espère, de leur faire lever la tête de leur téléphone. “Le moment musical, c’est aussi fait pour fermer les yeux et s’imaginer des choses” sans laisser un smartphone nous dicter les images que nous allons voir.