
Mardi soir, l’Iran a tiré plus de 180 missiles sur Israël. Il s’agissait de venger les attaques israéliennes sur Gaza et le Liban et l’assassinat des dirigeants du Hamas et du Hezbollah, selon Téhéran.
Les attaques “sont désormais terminées, à moins que l’armée israélienne ne réplique et n’attaque à son tour l’Iran, entraînant une réponse immédiate, avec des attaques beaucoup plus massives”, a déclaré mercredi soir le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi.
Des représailles que vient tout juste d’annoncer le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Une attaque telle que celle de mardi soir ne restera pas sans réponse, a indiqué le chef du gouvernement israélien, qui travaille déjà à une réplique en coopération avec les Etats-Unis. Ce qui a été confirmé par la Maison blanche.
L’attaque iranienne n’a fait que deux blessés en Israël, la plupart des missiles ayant été interceptés par le système de défense “Dôme de fer”.
Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies est prévue jeudi. De nombreux pays occidentaux ont condamné les attaques de mardi. Le responsable des Affaires étrangères de l’UE, Josep Borrel, parle d’un cycle très dangereux d’attaques et de vengeances, qui doit être interrompu.
Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, a déclaré mercredi matin dans une interview qu’il s’agit vraiment d’une situation dangereuse qui risque de s’aggraver encore davantage. Surtout, on voit désormais que Téhéran défend des organisations terroristes: “Nous pouvons voir là où nous en sommes avec le nouveau président iranien, alors que certains pensaient qu’une situation différente se produirait. Il faut donc lancer un appel clair à toutes les parties qu’une désescalade est nécessaire. Nous avons besoin d’une désescalade, de diplomatie et pas d’une réaction en chaîne de vengeances.”
Xavier Bettel pense aussi aux dommages collatéraux: que ce soit en cas d’attaques aériennes par missiles ou d’invasions terrestres, ce sont les populations civiles qui souffrent le plus.